Charles Kleiber approuve, mais trouve l'idée difficile à réaliser
Berne (ats) Le secrétaire d'Etat à la science Charles Kleiber approuve l'idée du conseiller fédéral Pascal Couchepin de transférer les universités à la Confédération. Mais sa réalisation pose problème, car elle coûterait 2 milliards de francs.
C'est la somme qui serait nécessaire à la Confédération pour en quelque sorte racheter les universités, a-t-il estimé dans une interview parue samedi dans la presse romande. Selon lui, la Confédération ne dispose de cet argent ni maintenant ni dans le futur. Ce modèle serait très simple, relève-t-il, car il dépendrait d'une seule source de financement, donc d'une seule autorité.
Il a toutefois été rejeté par la Conférence universitaire suisse (CUS), note le secrétaire d'Etat à la science. Hans Ulrich Stöckling, président de la Conférence suisse des directeurs de l'instruction publique, l'a qualifié d'"absurde" alors que Francis Waldvogel, président sur le départ du Conseil des Ecoles polytechniques fédérales, le voit d'un bon oeil.
Trois modèles à l'étude
La proposition de Pascal Couchepin sera toutefois étudiée, a dit M. Kleiber, qui a aussi évoqué les trois modèles actuellement examinés par Berne pour réformer le système de formation et de recherche. Le premier prévoit un fond commun où Confédération et cantons engageraient toutes les ressources conjointement, sous la responsabilité d'une instance politique qui les alloue.
Dans le deuxième, dit du "désenchevêtrement", Berne prendrait en charge les Ecoles polytechniques, la recherche et participarait de manière plus conséquente au financement de la médecine. La CUS met là aussi son veto, "déplorant que la Confédération laisse filer ce qui lui semble moins prestigieux et porteur d'avenir, c'est-à-dire les sciences sociales et humaines", explique M. Kleiber.
Le dernier modèle discuté maintient le principe des subventions de base, avec une structure de pilotage commune forte. L'organe politique serait présidé par un conseiller fédéral, responsable de l'ensemble du domaine de la formation. "Les déclarations faites par Pascal Couchepin ont donc contribué à donner du muscle à ce dernier modèle", affirme Charles Kleiber.
S'agissant des taxes d'études, le secrétaire d'Etat n'exclut pas des hausses pouvant aller jusqu'à 5000 francs, comme le préconisent certaines études. Mais selon lui, pour qu'un projet en ce sens soit acceptable, il devrait permettre d'investir l'augmentation des taxes dans une augmentation des bourses.
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dernière changement: 2004-09-17 09:35:44