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Loi sur la recherche dans le domaine des cellules souches: Législation suisse sévère en comparaison internationale

Berne (ats) Il n'existe pas de législation homogène de la recherche sur les cellules souches en Europe. Celle prévue en Suisse n'autorise l'obtention de cellules souches embryonnaires à partir d'embryons surnuméraires que dans des conditions strictes.

La France, la Finlande, le Danemark, l'Espagne et la Grèce connaissent des dispositions similaires, a expliqué lundi devant la presse Sabina Gallati, professeure à l'Hôpital de l'Ile à Berne. L'Autriche, l'Irlande et l'Allemagne interdisent l'obtention de cellules souches à partir d'embryons. L'importation de cellules souches embryonnaires est toutefois autorisée en Allemagne.

La Belgique, la Grande-Bretagne, les Pays-Bas, la Suède ainsi qu'Israël ont une réglementation plus libérale, puisqu'ils autorisent même la production d'embryons à des fins de recherche.

Quant aux Etats-Unis, ils sont confrontés à un dilemme, a relevé Mme Gallati: la recherche privée sur les cellules souches y jouit d'une large liberté alors que la recherche d'Etat est soumise à des réglementations contraignantes.

Loi restrictive

La loi suisse est plus restrictive que celle de la majorité des pays qui auraient les moyens scientifiques d'envisager ce type de recherches, a estimé le professeur Alexandre Mauron, bioéthicien. Elle correspond au consensus politique et moral prévalant en Suisse.

Le texte se base sur des principes admis notamment dans la loi sur la procréation médicalement assistée et le régime du délai pour l'interruption de grossesse. Le professeur Mauron a aussi rappelé l'acceptation de méthodes contraceptives qui éliminent l'embryon.

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