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Organismes génétiquement modifiés. Modification de l'ordonnance sur les aliments bien reçue

Berne (ats) La modification de l'ordonnance sur les denrées alimentaires et son adaptation au droit européen ont été bien perçues en consultation. Mais les organisations de consommateurs lui reprochent le manque d'information sur les aliments issus d'animaux ayant consommé des OGM.

L'ordonnance sur les denrées alimentaires doit être harmonisée avec la loi sur le génie génétique en vigueur depuis janvier. Le texte révisé, qui devrait entrer en vigueur le 1er janvier 2005, prévoit notamment des directives sur l'obligation d'informer le consommateur et de séparer clairement les aliments contenant des organismes génétiquement modifiés (OGM) de ceux qui ne le sont pas.

Les organisations de défense des consommateurs sont favorables à la modification, mise en consultation jusqu'à lundi. Mais elles regrettent que l'ordonnance occulte les informations sur des produits issus d'animaux de rente ayant consommé des OGM. Actuellement, la plupart des OGM sont écoulés par l'affouragement des animaux, profitant de l'ignorance des consommateurs, estime la Fédération romande (FRC).

La viande, les oeufs ou le lait issus d'animaux nourris avec des OGM devraient être signalés comme tels, proposent ses homologues alémaniques de la Fondation pour la protection des consommateurs et du Forum des consommateurs (kf). L'Union suisse des paysans (USP) n'est pas d'accord. Elle considère au contraire que ce genre de produit ne doit pas être déclaré spécialement et séparé des autres.

Limite plus stricte

L'USP et les trois organisations de consommateurs se rejoignent cependant sur l'abaissement de la valeur à partir de laquelle la présence d'OGM dans un produit devra être déclarée. L'ordonnance prévoit de la faire passer de 1 % à 0,9 %. Les Verts abondent aussi en ce sens et se réjouissent que la Suisse s'en tienne aux limites strictes imposées dans l'Union européenne.

La FRC aurait cependant souhaité que l'Office fédéral de la santé publique légifère aussi sur la présence de traces d'OGM dans les produits issus de l'agriculture biologique. Elle soutient ainsi la proposition du canton de Genève d'introduire un seuil à 0,1 %, explique-t-elle.

Plusieurs parties déplorent que l'ordonnance ne prenne pas en compte la limite de déclaration sur les OGM non autorisés fixée par l'UE. "Ce seuil de 0,5 % est absolument central pour l'économie", estime economiesuisse. Les aliments contiennant des traces d'OGM non autorisés sont "illégaux" et doivent être exclus du marché, précise la fédération, soutenue en ce sens par l'USP et kf.

Coop est aussi favorable à cette limite de 0,5 %. Le grand distributeur soutient le fait que la livraison et la réception d'OGM soient, selon la nouvelle loi, accompagnées d'une documentation. Cette obligation d'informer est en adéquation avec la réglementation européenne. Une certaine unité au niveau international doit être trouvée, estime Coop.

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