Berne (ats) De l'UDC au PS, une centaine de parlementaires se sont réunis pour plaider en faveur de la loi relative à la recherche sur les cellules souches, soumise au peuple le 28 novembre. La loi est porteuse d'espoir non seulement pour les malades, mais aussi pour les chercheurs.
"Claire et très restrictive": tels sont les adjectifs les plus souvent avancés pour qualifier la loi mise sous toit en décembre 2003 par le Parlement. "En aucun cas, il s'agit d'un blanc-seing pour les chercheurs", a souligné la conseillère aux Etats Madeleine Amgwerd (PDC/JU) lors d'une conférence de presse jeudi à Berne.
De nombreuses conditions doivent être réunies pour que la recherche sur les cellules souches embryonnaires soit autorisée. Et la Jurassienne d'énumérer le consentement du couple, l'avis favorable de la commission d'éthique ou l'impossibilité d'acquérir des connaissances d'une autre manière.
Une série d'interdiction est en outre maintenue comme celle de cloner un individu ou de produire des embryons dans le seul but de la recherche. Toute utilisation commerciale est aussi prohibée.
Contrôler au lieu d'interdire
En mettant en place un cadre légal clair, le Parlement s'est appuyé sur le principe qu'il vaut mieux contrôler qu'interdire, a ajouté son collègue Peter Bieri (PDC/ZG). Maintenir l'interdiction actuelle "nuirait à la recherche et à l'économie en Suisse, avec l'exode des cerveaux à l'étranger".
Cela serait en outre hypocrite puisqu'au bout du compte "nous profiterions des résultats de la recherche menée à l'étranger", a-t-il dit, soutenu par les conseillers nationaux socialistes Géraldine Savary (VD) et Franco Cavalli (TI). Le Tessinois, cancérologue de profession, a également relevé la grande attente liée à ce type de recherche.
"La possibilité d'utiliser des cellules souches embryonnaires promet de bien plus grands résultats que la recherche sur les cellules adultes", a-t-il expliqué. Et de rappeler que les premières peuvent regénérer tous les organes (comme le coeur et le foie), alors que les secondes ne peuvent agir que sur un seul organe.
Espoir
Mais "il ne faut pas non plus exagérer les espoirs" pour les maladies dégénératives, comme l'Alzheimer ou le Parkinson, ont tenu à souligner tous les intervenants. En disant oui le 28 novembre, "nous permettrons aux chercheurs suisses de poursuivre leurs travaux" afin de trouver un moyen de guérir des maladies actuellement incurables, a plaidé Felix Gutzwiller (PRD/ZH).
Le comité "Oui à la recherche sur les cellules souches - oui au progrès de la médecine" comprend 101 parlementaires. Parmi eux figurent 49 radicaux, 22 démocrates-chrétiens, 21 démocrates du centre et 9 socialistes.
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dernière changement: 2004-11-08 17:48:19