Londres (ats/afp) Les autorités britanniques ont refusé aux parents d'un enfant atteint d'une rare maladie du sang l'autorisation de concevoir un bébé "sur mesure" par la fécondation in vitro. Ses cellules pourraient pourtant guérir son grand frère.
Les parents, Michelle et Jayson Whitaker, envisagent de faire appel et soulignent que les mêmes autorités ont donné leur feu vert cinq mois plus tôt à une telle opération, pour une famille dans une situation très similaire à la leur.
"Quelques personnes disent que nous jouons à Dieu. Je leur réponds que nous faisons cela pour sauver notre fils" Charlie, âg de 3 ans, a affirmé Michelle Whitaker, citée vendredi dans le "Daily Mail".
L'Autorité britannique pour la fertilisation humaine et l'embryologie (HFEA) a refusé jeudi d'autoriser un "diagnostic génétique de pré-implantation" qui aurait permis de sélectionner un embryon disposant d'un tissu cellulaire 100 % identique à celui du petit garçon malade.
Transfusions quotidiennes
Le tissu cellulaire doit être identique pour permettre de prélever ensuite du cordon ombilical du nouveau-né les cellules pouvant être transplantées dans la moelle osseuse de Charlie. Cela permettrait au corps de Charlie de produire des cellules rouges pour combattre l'anémie chronique dont il souffre, avec 90 % de chances de succès.
En l'absence d'une telle opération, le petit garçon est contraint de subir quotidiennement des transfusions sanguines et des injections de médicaments qu'il supporte mal.
Mais l'Autorité britannique a estimé que sélectionner ainsi le futur bébé "ne correspond pas aux critères soigneusement définis pour s'assurer que la procédure est légale et éthique".
Autre cas
La même autorité avait en février dernier autorisé un autre couple, Shahana et Raj Hashmi, à procéder à un tel diagnostic génétique avant de concevoir in vitro un bébé dont les cellules sont destinées à être utilisées pour une greffe de moelle osseuse au profit de son frère Zain, 3 ans.
La différence, ont fait valoir les scientifiques de l'Autorit britannique, est que dans ce dernier cas, le diagnostic servait aussi à s'assurer que le bébé n'était pas porteur de la même maladie, héréditaire, que celle qui affectait son grand frère. Zain souffre de thalassémie.
La maladie du sang dont souffre pour sa part Charlie n'est pas héréditaire, et la sélection génétique ne viserait donc pas à éviter à son futur petit frère ou petite soeur d'être affligé du même mal.
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Letzte Änderung: 2004-09-17 09:35:58