Académie Suisse des Sciences Médicales
Bâle (ats) L'Académie Suisse des Sciences Médicales (ASSM) est favorable au projet de loi relatif à la recherche sur les embryons. Mais le grand public doit être largement informé sur la portée de la recherche dans un domaine qu'il connaît encore mal, estime l'ASSM.
L'académie, qui regroupe des chercheurs en médecine, approuve la volonté du Conseil fédéral de réglementer dans les meilleurs délais le domaine complexe de la recherche sur les embryons et les cellules souches humaines. Une telle loi assure la sécurit juridique et sert les intérêts des chercheurs aussi bien que ceux du public, écrit lundi l'ASSM dans une prise de position.
Cette loi assure une marge de manoeuvre raisonnable à la recherche de fondements biologiques, ainsi que de nouvelles applications diagnostiques et thérapeutiques. Mais elle fixe aussi les limites nécessaires, constate l'ASSM.
Surnuméraires
L'Académie partage le point de vue du projet de loi qui prévoit que la vie humaine doit être protégée à partir de la fécondation: on ne peut donc à aucun stade de son développement en disposer librement.
L'utilisation d'embryons humains à des fins de recherche et en vue du prélèvement de cellules souches est uniquement envisageable, dans des circonstances où ils n'ont pas de chance de survie, comme par exemple pour des embryons surnuméraires issus de la fécondation in vitro. Dans ce cas, la protection de la vie humaine n'a plus lieu d'être évoquée.
L'ASSM est de l'avis qu'un débat public s'impose de toute urgence. La science se doit d'y apporter son concours en exposant au grand public l'objet et les buts de ses recherches, afin de ne pas compromettre la loi dans son ensemble.
© 2009
, case postale, 3000 Berne 14 - Tél.: +41 31 356 73 84, Fax +41 31 356 73 01
dernière changement: 2004-09-17 09:35:44