Refus de dissémination expérimentale de blé transgénique à l'EPFZ
Réaction
Zurich (ats) Les chercheurs de L'Ecole polytechnique fédérale de Zurich (EPFZ) sont soulagés que le Département fédéral de l'environnement (DETEC) ait accepté leur recours. Leur demande de dissémination expérimentale de blé génétiquement modifié devra être réexaminée.
"Avec cette décision, le département du conseiller fédéral Moritz Leuenberger signale qu'il sera dorénavant possible de réaliser ce genre d'expériences en Suisse", a communiqué vendredi à Zurich le chef du projet de l'EPFZ Christof Sautter. Le vice-président de la recherche Ulrich Suter se défend toutefois d'y voir un signal politique pour l'avenir.
Pour M. Sautter, le DETEC exprime ainsi sa confiance à l'EPFZ et juge les mesures de sécurité proposées comme suffisantes. Le champ de blé expérimental sera constamment surveillé et les plantes seront mises sous tente durant leur floraison pour éviter tout risque de polinisation.
Pas touché par Gen-Lex
Selon l'avocat Stefan Kohler, qui représente l'EPFZ dans cette affaire, l'Office fédéral de l'environnement, des forêts et du paysage (OFEFP) ne pourra plus s'opposer à l'expérience. Il estime également que la future loi sur le génie génétique (Gen-Lex), actuellement débattue au Parlement, ne représente aucun obstacle. Elle ne prévoit pas d'effet rétroactif pour les demandes déposées avant son entrée en vigueur.
Un recours au Tribunal fédéral par les riverains du site pourrait faire capoter l'expérience, reconnaît Ulrich Suter. Un report supplémentaire placerait l'EPFZ en très mauvaise posture face à la concurrence scientifique internationale.
Le projet, qui a déjà été retardé de trois ans par le refus de l'OFEFP, a coûté quelque 500 000 à 600 000 francs. Il a été financ par le Fonds national de la recherche suisse.
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dernière changement: 2004-09-17 09:35:44