300 emplois créés en trois ans
Le nouveau Biotech Center pourrait abriter 3000 personnes en 2012
Schlieren ZH (ats) Malgré un environnement peu propice aux investissements risqués, la Suisse croit dans l'avenir de sa biotechnologie. Pascal Couchepin a inauguré mardi à Schlieren (ZH) le Biotech Center de Zurich, qui a déjà permis de créer quelque 300 emplois.
Le nouveau centre, situé dans une zone industrielle aux portes de Zurich, abrite notamment quatre des plus prometteuses entreprises suisses du secteur, à savoir Prionics (qui a développ les tests de détection de la vache folle), Cytos, ESBATech et The Genetics Company.
Effet d'entraînement
En trois ans, environ 300 emplois hautement qualifiés ont ainsi vu le jour. Des centaines d'autres devraient suivre ces prochaines années, sous l'effet de la dynamique créée par le nouveau centre.
"D'ici à dix ans, Biotech Center est susceptible de générer environ 3000 emplois", a déclaré à l'ats le propriétaire du centre, Leo Krummenacher. Signe que l'intérêt dépasse les frontières cantonales, il a fallu refuser la demande d'implantation d'une entreprise bâloise, par manque de place.
Pont avec les hautes écoles
Le conseiller fédéral Pascal Couchepin a rompu une lance en faveur du développement de ce secteur, qui dispose d'un "énorme potentiel" en dépit des difficultés des marchés. La Suisse compte plus d'une centaine de sociétés de biotechnologie, figurant parmi les plus innovatrices au monde, a-t-il dit.
Biotech Center permet de créer des synergies et de rapprocher le monde de l'économie et de la science, a souligné le conseiller fédéral, en faisant allusion aux instituts de l'EPFZ qui ont également pris leurs quartiers sur le site.
La Suisse compte parmi les pays d'Europe qui dépensent le plus pour la recherche et le développement par rapport au produit intérieur brut (PIB). Mais il ne faut pas se reposer sur ses lauriers, a averti le conseiller fédéral, plaidant au passage en faveur d'une simplification de l'aide à la recherche.
Patience de mise
De l'avis des participants au symposium mis sur pied dans le cadre de l'inauguration du centre, la levée de fonds constitue l'un des principaux problèmes pour les nouvelles entreprises du secteur. Les investisseurs ont souvent un horizon de temps limité, sur deux ou trois ans.
Or, la biotechnologie demande beaucoup de patience, souvent une dizaine d'années, jusqu'à ce que les produits développés soient mûrs pour le marché et permettent de dégager les premiers bénéfices. La société Cytos a trouvé la parade: elle a fusionn avec Asklia (ex-Galactina), ce qui lui a valu son ticket d'entrée pour la Bourse suisse, à laquelle est cotée depuis mardi.
Externalisation
Une des chances de la biotechnologie en Suisse réside dans la collaboration toujours plus marquée avec les multinationales de la chimie/pharmacie, a expliqué Bernard Mach, membre du conseil d'administration de Serono et de Lonza.
Les grandes entreprises ont de plus en plus tendance à externaliser une partie de leurs activités, ce dont profitent les "start-up". "Le pouvoir, désormais, ne se trouve plus seulement à Bâle", a relevé M. Mach.
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dernière changement: 2004-09-17 09:35:44