Washington (ats/afp) Des chercheurs islandais ont identifié des
variations sur un gène impliqué dans la formation osseuse dont la présence
multiplie par trois le risque d'être atteint d'ostéoporose. Leurs travaux
ont été publiés lundi aux Etats-Unis.
Trois types de variations sur le gène appelé BMP2 paraissent augmenter
les risques d'être touché par cette maladie, selon les travaux de
chercheurs de la firme islandaise Decode qui s'appuient sur l'analyse du
génome de centaines de personnes atteintes d'ostéoporoses.
Les scientifiques ont pu identifier 207 familles dont plusieurs membres
étaient touchés par la maladie. Ils ont cherché des points communs dans
leur génome, établissant des similarités dans une zone du chromosome 20
contenant six gènes connus dont quatre sont impliqués dans la formation
osseuse.
L'analyse du génome de 705 personnes a permis d'identifier plus
précisément le gène BMP2 dont le séquençage chez 188 patients a permis de
découvrir des variations multipliant par trois le risque d'être touché par
la maladie, selon les auteurs de l'étude publiée dans la revue "Public
Library of Science".
Pour les chercheurs, "comprendre les mécanismes et les effets du gène
BMP2 pourrait non seulement aider à identifier des cibles pour des
médicaments contre l'ostéoporose mais aussi, grâce à la mise au point de
tests ADN de diagnostic, permettre de déterminer ceux qui sont le plus à
risque" d'être touchés.
Maladie liée à l'âge, l'ostéoporose concerne 20 à 30 % des femmes
ménopausées, et 50 % des femmes de plus de 60 ans, avec un risque de
fracture augmentant fortement avec l'âge. Dans une moindre proportion (13 %
environ), cette maladie affecte aussi les hommes à partir de la
cinquantaine.
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dernière changement: 2004-09-17 09:35:44