Berne (ats) En 2003, il a fallu laisser mourir environ 200 embryons fécondés "in vitro". Ils n'avaient pas pu être utilisés en raison d'un pronostic de développement défavorable, d'un changement d'avis, d'une maladie, d'un accident ou du décès de la femme concernée.
C'est le résultat d'investigations menées auprès des cantons par l'Office fédéral de la santé publique (OFSP), a indiqué ce dernier mardi dans un communiqué. Le nombre d'embryons surnuméraires, c'est-à-dire qui n'ont pas pu être utilisés pour induire une grossesse, est équivalent à celui des deux années précédentes.
Selon le droit en vigueur, il a fallu les laisser mourir. Mais à l'avenir, les embryons surnuméraires pourraient être utilisés pour la recherche, pour autant que la loi relative à la recherche sur les cellules souches, entérinée par le Parlement le 19 décembre 2003, soit acceptée par le peuple.
Cette loi prévoit en effet, avant de les laisser mourir, de les utiliser pour produire des cellules souches à des fins de recherche en médecine et en biologie. Des conditions strictes ont été édictées.
Par ailleurs, l'OFSP a ajouté en 2003 deux catégories d'embryons à son relevé. Il s'agit des embryons qui ont cessé de se développer dans l'éprouvette (environ 200) et des embryons surnuméraires transférés dans le corps de la femme, bien qu'ils n'aient pas de chances de s'y développer (environ 300).
© 2009
, case postale, 3000 Berne 14 - Tél.: +41 31 356 73 84, Fax +41 31 356 73 01
dernière changement: 2004-09-17 09:35:44