Lundi 24 octobre 2005, 09.00 à 12.30 heures
«Haus der Universität», salle au sous-sol, Schlösslistrasse 5, 3008 Berne
1. Directives de l'ASSM relatives à l'utilisation des biobanques - jalons dans la perspective de la loi
Professeur Volker Dittmann, directeur de l'Institut de médecine légale, Université de Bâle; directeur de la sous-commission «Biobanques», Commission centrale d'éthique de l'Académie suisse des sciences médicales (ASSM)
Jeu de transparents (pdf, allemand, 49KO)
En Suisse, il n'existe pas encore de réglementation légale en matière de «biobanques». C'est pourquoi, le Sénat de l'Académie Suisse des Sciences Médicales (ASSM) vient d'adopter le projet de nouvelles directives concernant «le prélèvement, la conservation et l'utilisation de matériel biologique humain pour la formation et la recherche». Les auteurs de ce projet ont cherché à concilier au mieux les intérêts de la recherche et la protection de la personnalité - une tâche difficile, comme l'ont montré les vives discussions qui ont eu lieu lors d'une réunion d'experts organisée fin juin à Bâle par l'ASSM. Ce projet de directives est mis en consultation jusqu'à fin octobre 2005.
La recherche faisant intervenir du matériel biologique a derrière elle une longue tradition de réussite. Avec le développement de nouvelles méthodes d'investigation et les progrès dans le traitement des données, le potentiel de cette recherche augmente constamment. A cet égard, ce qu'on appelle les «biobanques» revêtent une importance primordiale. Les biobanques sont des collections systématiques de matériel biologique humain (organes, tissus, sang, cellules, urine et ADN), dans lesquelles chaque échantillon est accompagné d'informations parfois très personnelles sur le donneur. Les biobanques permettent une utilisation scientifique à long terme de ces données et échantillons; la recherche médicale espère en tirer de nouvelles approches préventives, diagnostiques et thérapeutiques.
Questions juridiques et éthiques en suspens
Les biobanques doivent assurer à la fois la protection de la personnalité et la liberté de la recherche. Les attentes légitimes des chercheurs se heurtent à la crainte que quelqu'un n'utilise du matériel ou des données biologiques dans un but auquel le donneur n'a pas consenti, ou que des informations issues de projets de recherche médicale soient transmises à des tiers.
Directives de l'ASSM comme solution transitoire
Jusqu'à ce jour, la Suisse ne dispose pas de réglementation concernant les biobanques; c'est pourquoi l'ASSM a chargé une sous-commission dirigée par le Prof. Volker Dittmann de Bâle d'élaborer, comme solution transitoire, des directives médicoéthiques. La nouvelle loi fédérale concernant la recherche sur l'être humain, qui règlera également le domaine des biobanques, entrera en vigueur au plus tôt en 2010. Les présentes directives s'adressent aux gérants et aux utilisateurs de biobanques, qu'elles soient publiques ou privées, ainsi que d'autres collections de matériel biologique humain; elles portent sur la formation et la recherche, mais aussi sur le développement et la garantie de qualité en lien avec le matériel biologique humain.
Garantie de qualité
La garantie de qualité constitue une première priorité de ce texte. Les biobanques doivent disposer d'un système de contrôle de la qualité garantissant que les échantillons et les données sont conservés et gérés de manière adéquate, dans le respect des droits des donneurs et de la protection des données, ainsi que des principes de bonne pratique de laboratoire («good laboratory practice»). La biobanque doit disposer de personnel qualifié, de même que des infrastructures appropriées. Des points essentiels comme l'organisation, les responsabilités, les conditions d'accès, etc. doivent faire l'objet d'un règlement accessible au public.
Protection de la personnalité
En principe, les échantillons et les données ne peuvent pas être utilisés à d'autres fins que celles auxquelles les donneurs ont consenti. Etant donné qu'au moment du prélèvement ou du stockage, on ignore encore les possibilités futures de la recherche, le donneur peut délivrer ce qu'on appelle un consentement général. Il peut consentir à une utilisation générale dans le cadre de projets de recherche futurs ou à une utilisation limitée à un domaine de recherche particulier. Les données et échantillons doivent être protégés efficacement, tant lors de leur conservation dans la biobanque que lors de leur utilisation. Les commissions d'éthique compétentes doivent s'assurer que la séparation des données est suffisante pour garantir la protection du donneur.
Biobanques préexistantes
La sous-commission propose également des solutions concernant les biobanques préexistantes. En règle générale, les mêmes principes s'appliquent à celles-ci. Mais, souvent, le consentement du donneur fait défaut au sujet de l'utilisation ultérieure des échantillons et données, et il n'existe aucune possibilité de recueillir ce consentement a posteriori. Dans de telles situations, en plus de l'évaluation du projet par la commission d'éthique en matière d'essais cliniques, il est nécessaire que la commission fédérale d'experts du secret professionnel en matière de recherche médicale statue sur l'autorisation éventuelle d'utilisation ultérieure.
2. Recherche médicale et biobanques - aperçu de la pratique de l'industrie pharmaceutique
Dr méd. Detlef Niese, PD, Head External Relations, Clinical Development & Medical Affairs, Novartis Pharma SA, Bâle
Jeu de transparents (pdf, allemand, 268KO)
A l'origine, le concept de « biobanque » a été créé pour décrire les collections gigantesques, généralement accessibles au public, réunissant des échantillons biologiques humains - tels que sang, cellules, ADN ou ARN isolés, et également tissus -, constituées dans le cadre de vastes études épidémiologiques menées pour étudier le génome humain. Citons à titre d'exemple les études réalisées dans les Etats baltes ou en Islande. Au-delà même de ces projets d'envergure, les collections de matériaux biologiques humains bien caractérisés sont de plus en plus une condition essentielle au progrès dans la recherche biomédicale. On utilise aujourd'hui de plus en plus fréquemment la notion de « biobanque » pour désigner tout type de collection - qu'elle soit publique ou privée - d'échantillons biologiques humains ainsi que les données qui s'y réfèrent (données démographiques, données médicales, données relatives aux traitements, données génétiques, etc.). L'institution de ces biobanques est fortement stimulée par le recours croissant aux technologies du génie génétique (technologies dites « omics » ou « omiques ») dans la recherche et le développement de nouveaux médicaments. Ce type de collection vise à permettre de mener des recherches ciblées sur les questions que posent la genèse des maladies, les mécanismes pathologiques, l'influence de l'environnement, l'alimentation, le mode de vie et les facteurs génétiques.

Figure 1. L'analyse de la variabilité de l'ADN
et de ses produits joue également un rôle croissant
dans le développement des médicaments
Toutefois, la constitution et l'entretien de telles collections, de même que le recours à des matériaux d'origine humaine, ne sont pas seulement une grande chance pour la recherche, ils suscitent aussi de plus en plus des débats sur la légalité de ce type de recherche, sur la protection des droits de la personnalité des sujets qui ont fourni les échantillons, ainsi que des questions sur la protection des données. Un autre débat récurrent concerne les droits des personnes ayant fourni les échantillons (donneurs) par rapport à la connaissance des résultats obtenus par la recherche à partir de ces échantillons, les brevets éventuellement accordés et le degré nécessaire d'information et de consentement des personnes impliquées. Etant donné que les résultats des recherches obtenus à partir des matériaux provenant de biobanques peuvent ou doivent aboutir à des produits commercialisables, une question se pose également - parallèlement à la protection immédiate de l'individu -, à savoir dans quelle mesure les droits des donneurs entrent éventuellement en concurrence avec les intérêts commerciaux d'entreprises ou les intérêts personnels de chercheurs. L'application du principe du « consentement éclairé » (en particulier lorsqu'il s'agit de collections d'échantillons constituées dans d'autres buts que la recherche), l'anonymisation et le codage des données ainsi que l'information des donneurs sur d'éventuels résultats de recherche revêtent ici une importance particulière. Etant donné que bon nombre des résultats de recherche obtenus à partir des échantillons ont un caractère exploratoire et que les résultats de recherche ne sont le plus souvent pas validés cliniquement, leur pertinence pour le diagnostic et le traitement de maladies n'est généralement pas garantie. Mais il existe aussi des cas où ces échantillons fournissent - souvent par hasard - des observations, par exemple des indices sur des maladies héréditaires ou des risques de maladies ainsi que sur des questions de paternité. En relation avec l'information des donneurs, cela soulève des questions particulières - telles que le droit à l'information, le droit de ne pas savoir -, ainsi que des questions sur l'obligation de conseil et la compétence en matière de conseil.
Les principes ci-après servent de ligne de conduite s'agissant de l'utilisation de biobanques à des fins de recherche dans l'industrie pharmaceutique :
Ces principes reposent sur le fait que la recherche sur des matériaux humains et sur les données personnelles et de santé qui y sont liées constitue en définitive une recherche sur l'être humain. Elle doit donc suivre les valeurs éthiques fondamentales de la recherche biomédicale sur l'être humain (Belmont Report 1976), les fondements généraux des « Bonnes Pratiques Cliniques » (ICH E6 et Déclaration d'Hesinki) ainsi que les directives de protection des données de l'OCDE et de l'Union européenne. Alors que l'on continue à déplorer l'absence de réglementations juridiques internationales et nationales claires, plusieurs directives et rapports sur la protection de la personnalité en relation avec les biobanques ont été élaborées, entre autres par le Nuffield Council for Bioethics, la Société européenne de génétique humaine, l'OMS ainsi que par un comité d'experts sur mandat de la Commission européenne. Ces directives servent aujourd'hui dans une large mesure de lignes directrices, mais leur mise en parallèle avec des législations nationales individuelles a conduit à des incertitudes. Aussi un cadre juridique international harmonisé relatif à la création, au fonctionnement et à l'utilisation de biobanques s'avère-t-il absolument impératif.
3. Les biobanques dans la recherche universitaire - expérience tirée de l'épidémiologie
Dr Nicole Probst, PD, responsable Epidémiologie moléculaire/Registre du cancer du canton de Zurich, Instituts de médecine sociale et préventive et de pathologie clinique, Université de Zurich
Jeu de transparents (pdf, allemand, 467KO)
Le décryptage du génome humain ne constitue que la première pierre menant à des connaissances d'un type nouveau sur la santé et la maladie de l'être humain. L'un des principaux défis que pose la recherche génomique réside aujourd'hui dans l'identification de gènes nouveaux et de leur fonction tant physiologique que physiopathologique. Entre autres choses, l'étude de marqueurs biologiques (ADN, ARN ou protéines présents dans différents matériaux biologiques, par exemple) doit permettre d'acquérir une meilleure compréhension des rapports et des processus moléculaires impliqués dans la genèse et le cours des maladies. Cela doit aboutir à une meilleure classification des maladies, rendre possible une prévention et un traitement individualisés, et aider à développer des molécules cibles conçues pour des traitements d'un type nouveau. L'énorme investissement financier que nécessite la recherche génomique est justifié, dès lors qu'il contribue à améliorer fortement la santé et la qualité de vie chez une proportion importante de la population.
Les biobanques sont un instrument indispensable à la mise en application médicale de la recherche génomique - la chose n'est pas contestée. Mais l'éventail des questions liées à la recherche auxquelles il s'agit de répondre est très large. Cela se traduit par la diversité du contenu et de la structure de diverses biobanques, et a également des répercussions sur les risques liés à une biobanque spécifique. Les directives relatives aux biobanques doivent tenir compte de cette diversité. Répondre à la question de savoir quelle collection de matériel biologique constitue en fait une biobanque n'est pas chose simple, mais c'est une question centrale pour l'application de directives.
Les biobanques se situent au carrefour entre la nécessité incontestable de mesures permettant d'assurer la protection des données et de la personnalité, d'une part, et celle - tout aussi indispensable - de la mise en relation de données biologiques, personnelles et détaillées chez un grand nombre de personnes. Le degré d'acceptation de la recherche génomique par la population dépendra également, entre autres, du respect de la protection des données et de la protection de la personnalité. Mais, parallèlement, il importe de répondre comme il convient au droit de la société à une mise en oeuvre efficace des connaissances génomiques acquises à des fins médicales.
Collecter du matériel génétique (banques d'ADN) est considéré comme une entreprise particulièrement délicate. Cette position est fortement marquée par l'idée déterministe selon laquelle les gènes pourraient permettre de prédire avec précision les risques de maladie chez les personnes testées et les membres de leur famille. Or, cette idée n'est juste que pour de rares syndromes génétiques. Il s'agit de formes héréditaires de maladies à haut risque, qui rendent nécessaires et justifient de strictes directives en matière de biobanques. Mais nous devons en même temps empêcher que ces directives ne rendent impossible la recherche sur des maladies chroniques fréquentes. Car, précisément, les maladies les plus fréquentes sont le résultat d'une interaction complexe entre facteurs génétiques et facteurs modifiables (mode de vie, environnement). Ces maladies dites « complexes » réclament que les biobanques soient importantes (englobant des centaines de sujets) et détaillées (comportant un grand nombre de données différentes) pour que l'on puisse ainsi disposer d'informations statistiquement solides sur des facteurs de risque.
Pour une mise en oeuvre efficace de la recherche génétique étiologique en Suisse, les directives en matière de biobanques doivent prendre en compte les aspects suivants :
Dans le débat sur les biobanques, nous devons être conscients du fait que les intérêts de la société et ceux de la recherche doivent concorder. S'ils ne le font pas, cela ne concerne pas la problématique des biobanques en soi, mais cela nécessite des adaptations plus fondamentales. Si nous pouvons partir du principe que les biobanques reflètent le souhait de la société d'utiliser dans la pratique les acquisitions de la génomique et de les traduire en une application médicale, leur réglementation doit alors mettre soigneusement en balance le risque d'une utilisation abusive des données face au risque de mésusage des ressources. Pour réduire le risque d'une utilisation abusive des données, il faut disposer de moyens financiers suffisants dans le domaine de la sécurité de l'information et de la sécurité informatique.
4. Les banques tissulaires en pathologie - du diagnostic individuel à la recherche sur des tissus codés
Professeur Hans-Anton Lehr, Centre Hospitalier Universitaire Vaudois (CHUV), Institut Universitaire de Pathologie, Lausanne
Jeu de transparents (pdf, allemand, 2.1MO)
Il est pleinement dans l'intérêt du pathologiste de réglementer de manière exhaustive - et ce faisant intelligente - la transmission à des tiers des tissus qui lui ont été confiés à des fins diagnostiques. Nous nous trouvons à l'orée d'une nouvelle médecine, au sein de laquelle notre action diagnostique et scientifique est porteuse de chances nouvelles - mais aussi de dangers potentiels. Si nous laissons passer cette chance de formuler des réglementations réalistes et si, au lieu de cela, nous instituons des exigences maximales, coupées de la réalité, et en définitive impossibles à mettre en pratique, ces réglementations seront ignorées à plus ou moins long terme. Et ce sera la porte grande ouverte à tous les abus, au détriment de nos patients et de notre communauté scientifique.
Il faut tout d'abord préciser que nous parlons ici uniquement de tissus qui ont été prélevés dans le cadre d'interventions diagnostiques et/ou thérapeutiques. A l'issue des examens diagnostiques indispensables, ces tissus doivent être conservés de telle manière qu'il soit possible d'utiliser le « matériel excédentaire » à des fins d'enseignement, de garantie de la qualité, de développement de nouvelles méthodes de test et également de projets de recherche. Le pathologiste est ici intégré sans réserve dans le processus de traitement ; il est donc soumis à l'obligation du secret médical et surveille la conservation des tissus qui intervient ensuite.
L'utilisation de tissus humains peut être subdivisée en deux grandes catégories : premièrement, le travail sur des tissus individualisés et, deuxièmement, le travail sur des tissus codés (= pseudonymisés). La première catégorie est nécessaire lorsqu'il est indispensable de recueillir des données individuelles complexes (prise de médicaments, profil de facteur de risque, etc.) et d'intervenir (prises de sang ou examens supplémentaires, par exemple) auprès du patient pour la réalisation du projet. Les directives d'un travail mené sur des échantillons individualisés nécessitent, outre une information individuelle du patient et une déclaration de consentement éclairé, l'approbation du projet de recherche par une commission d'éthique compétente, un débat suffisant sur les questions du droit de savoir ou de ne pas savoir quant aux résultats du travail, ainsi qu'une réglementation rigoureuse de la transmission des données résultant d'un tel projet. C'est la seule manière de garantir que le patient ne risquera de subir aucun préjudice en participant à l'étude.
En revanche, s'agissant de tissus strictement codés - et compte tenu de la spécificité de leur utilisation, en particulier de l'absence de risque de mise en danger du patient -, il suffit d'un consensus général sur la transmission et l'utilisation des tissus excédentaires, que l'on peut obtenir dans les conditions générales d'exercice, par exemple au moment de l'hospitalisation. De l'avis de l'auteur, pratiquement toutes les possibilités d'utilisation de tissus à des fins de garantie de la qualité et d'enseignement ainsi que la majeure partie des projets menés par la recherche médicale peuvent être mises en oeuvre de cette manière strictement codée. L'utilisation des tissus pour de multiples projets est en l'occurrence non seulement possible, mais également souhaitable au bénéfice du progrès médical et de la garantie de la qualité. C'est un impératif à la fois médical et éthique que de ne pas soumettre à répétition le patient à des déclarations de consentement éclairé, évitant ainsi de mettre en danger le processus de sa confrontation avec la maladie. A la lumière de la maxime selon laquelle il faut épargner tout préjudice au patient, il convient également de rejeter l'exigence de transmission des résultats de recherche à ce dernier, pour autant qu'il n'en résulte pas des conséquences thérapeutiques immédiates.
Il incombe au pathologiste impliqué dans l'obligation du secret médical de formuler (conjointement) des réglementations uniformes en ce sens pour ce type de banque de tissus, et en particulier de définir un algorithme de codage judicieux pour la transmission des tissus, de présenter ces dispositions à la commission d'éthique compétente et de lui garantir un droit de regard sans réserve dans le travail effectué. Il est possible - et cela devrait être un objectif essentiel de la directive à concevoir - de prendre en compte tous les cas individuels et de les formuler dans la réglementation, de sorte que l'on puisse renoncer systématiquement à toute réglementation d'exception. Ne devraient pas non plus figurer dans ce document des ordres de grandeur imprécis (du type : le risque doit être extrêmement minime) ni des réglementations spécifiques contraires à l'objectivité (par exemple Réglementation telle que : uniquement à partir de n = 10 échantillons). C'est seulement si nous réussissons à concevoir en accord avec la société - de l'intérêt duquel il s'agit en définitive - des réglementations réalistes pour une utilisation correcte des tissus humains à des fins de garantie de la qualité, de recherche et d'enseignement que nous pourrons - à l'avenir également - nous consacrer à notre tâche.
5. Curriculums vitæ des intervenants
Professeur Volker Dittmann
Coordonnées
Prof. Volker Dittmann
Directeur de l'institut de médecine légale, Université de Bâle
Pestalozzistrasse 22
CH-4051 Bâle
Tél.: +41 (0)61 325 52 13
E-mail:
volker.dittmann@bs.ch
Brève biographie
Né en 1951, Professeur ordinaire de médecine légale et de psychiatrie légale à l'Université de Bâle. Directeur du département de psychiatrie légale des Cliniques psychiatriques universitaires de Bâle et directeur de l'Institut de médecine légale de l'Université de Bâle. Etudes de médecine humaine à Münster et Lübeck/DE. Formation de spécialiste en médecine légale et de spécialiste en psychiatrie à Lübeck, où il exerce comme chef de clinique, tant à la Clinique psychiatrique qu'à l'Institut de médecine légale. Exerce à Bâle depuis 1989.
Plusieurs milliers d'expertises dans tous les domaines de la médecine légale et de la psychiatrie légale. Environ 500 publications et exposés scientifiques. Membre de nombreuses sociétés de discipline et commissions scientifiques, entre autres : Commission centrale d'éthique de l'ASSM, Nouvelle société de criminologie (président 2002/03), Groupe suisse de travail en criminologie (vice-président), Groupe de travail interdisciplinaire de psychologie et de psychiatrie légales (président), Société suisse de médecine légale (vice-président et président de la section Médecine). Comité de rédaction de plusieurs revues techniques. Thèmes scientifiques prioritaires actuels : droit médical et éthique, assistance au décès, pronostic en matière de criminalité, profils de délinquants, délinquance sexuelle, analyse d'homicides, psychologie du terrorisme.
Dr Detlef Niese, privat-docent
Coordonnées
Dr méd. Detlef Niese, privat-docent
Head External Relations
Clinical Development & Medical Affairs
Novartis Pharma SA
Lichtstrasse 35, WSJ-27.3.105
CH-4002 Bâle
Tél.: +41 (0)61 324 72 49
E-mail:
detlef.niese@novartis.com
Brève biographie
Le Dr Detlef Niese est titulaire d'un diplôme de médecin et de pharmacien, et travaille depuis 1992 dans le département de Recherche et Développement clinique chez Novartis Pharma SA (ex-Sandoz SA), à Bâle. Depuis 1988, le Dr Niese est spécialiste de médecine interne. Depuis 1990, il est titulaire de l'habilitation en médecine interne à l'Université de Bonn/Allemagne et participe toujours aux activités d'enseignement de cette université. Le Dr Niese obtient son doctorat en 1980 à la Faculté de médecine de l'Université de Bonn avec un travail sur la génétique de la région HLA-D sur le chromosome 6 de l'être humain. De 1966 à 1977, le Dr Niese étudie la pharmacie et la médecine à l'Université de Bonn.
En tant que directeur à l'échelle mondiale des relations externes pour le département Développement clinique chez Novartis SA, il est responsable des questions sociétales et éthiques en relation avec le développement pharmaceutique clinique. Relèvent en particulier de ce domaine la collaboration avec les institutions et associations académiques et scientifiques, avec les sociétés industrielles, les autorités de santé et les institutions gouvernementales. Objectifs de cette collaboration: mettre en adéquation la recherche clinique de Novartis avec les exigences sociétales et éthiques de son champ d'activité à l'échelle mondiale et contribuer à la poursuite du développement du cadre juridique et scientifique de la recherche biomédicale chez l'être humain. Les axes principaux sont en l'occurrence la transparence dans la recherche clinique, l'utilisation de nouvelles technologies - telles que méthodes de génie génétique et nanotechnologie -, la protection des données, la recherche chez des populations vulnérables - telles qu'enfants et personnes âgées -, la poursuite du développement des principes de Bonnes Pratiques Cliniques, ainsi que les questions relatives à la sécurité des médicaments.
Le Dr Niese est marié et père de deux enfants.
Dr Nicole Probst-Hensch, privat-docent
Coordonnées
Dr Nicole Probst, privat-docent
Responsable Epidémiologie moléculaire/Registre du cancer du canton de Zurich
Instituts de médecine sociale et préventive
Université de Zurich
Sumatrastrasse 30
CH-8006 Zurich
Tél.: +41 (0)44 255 56 34
E-mail:
nicole.probst@usz.ch
Brève biographie
Nicole Probst-Hensch est titulaire d'un doctorat en pharmacie (Dr. phil. II, Université de Bâle) et épidémiologiste (PhD, University of California, Los Angeles). Après l'achèvement de sa thèse en épidémiologie, elle étudie - dans le cadre d'un poste de professeur assistant au Norris Comprehensive Cancer Center, University of Southern California, Los Angeles - les interactions gènes-environnement dans le domaine du cancer. Son activité de chercheuse a consisté pour l'essentiel en importantes études de cohorte avec des biobanques associées aux Etats-Unis et à Singapour.
A son retour en Suisse, elle crée les départements d'épidémiologie moléculaire aux Instituts de médecine sociale et préventive de Bâle, puis maintenant de Zurich, où elle dirige en outre le Registre du cancer du canton de Zurich. Nicole Probst-Hensch est en outre directrice de la biobanque multicentrique SAPALDIA (Swiss Cohort Study on Air Pollution and Lung Diseases in Adults), financée par le Fonds national suisse. Son groupe de recherche à Zurich étudie les interactions entre substances toxiques inhalées et gènes dans la genèse des maladies respiratoires et cardio-vasculaires.
Professeur Hans-Anton Lehr
Coordonnées
Prof. Dr. med. Hans-Anton Lehr
Centre Hospitalier Universitaire Vaudvois (CHUV)
Institut Universitaire de Pathologie
Rue du Bugnon 25
CH-1011 Lausanne
Tél.: +41 (0)21 314 71 20
E-mail:
hans-anton.lehr@chuv.ch
Brève biographie
since 2005 Professor of Pathology and Director of Anatomical Pathology, Institut universitaire de
Pathologie, CHUV Lausanne. Important steps:
1996-2004 Professor of Pathology, Institute of Pathology, University of Mainz
2001 Board certification in Anatomical Pathology, Ärztekammer Rheinland-Pfalz
2000 Innovation award for clinical information technology, Bundesministerium für Bildung und Forschung (BMBF).
1999 Laureate, Smithsonian Computerworld Awards, Innovation Network
1999 Müller-Osten Forschungspreis, Deutsche Gesellschaft für Chirurgie, Berlin
1998 Research award, Robert Müller Foundation, Mainz
1998 Research award, Ärztlicher Arbeitskreises Rauchen und Gesundheit, München
1996 Lafon Microcirculation Award, European Microcirculation Society
1996 Certification by the American Board of Pathology for Anatomic Pathology
1995.96 Fellow, Immunohistochemistry Service, University of Washington, Seattle
1993-95 Resident, Department of Pathology, University of Washington, Seattle
1993/94 United States Medical Licensing Examination/ ECFMG
1993 Ph. D. (Habilitation), Experimental Surgery, University of Munich
1989-1993Postdoctoral fellow, Department of Experimental Surgery, University of Heidelberg & Institute for Surgical Research, University of Munich (Prof. Dr. K. Messmer)
1988-1989 Research Associate, Department of Virology, Bernhard-Nocht-Institute for
Tropical Diseases, Hamburg (Prof. Dr. H. Schmitz)
1986-1988 Resident, Department of Surgery, Academic Teaching Hospital of the
University of Marburg, Kassel (Prof. Dr. L. Kinzl)
1986 M.D. (Doktorarbeit), Experimental Surgery, University of Ulm
1985-1986 Intern. Bundeswehrkrankenhaus, Ulm, and Research Associate, Department of Viral Oncology, Pasteur Institute, Paris (Prof. Dr. L. Montagnier)
1984-1985 Research Associate, Department of Transplantation Surgery and Immunology, State University of New York, Stony Brook (Prof. Dr. F. T. Rapaport)
6. Liste des participants
© 2010
, case postale, 3000 Berne 14 - Tél.: +41 31 356 73 84, Fax +41 31 356 73 01
dernière changement: 2009-03-05 17:25:34