Recherche sur l'être humain


  1. Séminaire relatif à l~article constitutionnel et au projet de loi concernant la recherche sur l~être humain, 09 février 2010
  2. Séance de réflexion «Recherche sur l'être humain - Une législation entre préoccupations de la science et attentes des politiques», 25 février 2008


Séance de réflexion «Recherche sur l'être humain - Une législation entre préoccupations de la science et attentes des politiques»


Lundi 25 février 2008, 13.30 heures à 16.30 heures
Haus der Universität, Forum Theodor Kocher (salle au sous-sol), Schlösslistrasse 5, 3008 Berne


  1. Recherche fondamentale et recherche translationnelle dans les sciences de la vie
    Professeur William-F. Pralong, directeur Section Sciences et Technologies du Vivant, Faculté des Sciences de la Vie, EPF Lausanne
  2. Recherche clinique: une condition préalable au progrès médical
    Professeur Alois Gratwohl, médecin-chef du Service d'hématologie, Hôpital universitaire de Bâle
  3. Défis à relever pour le pôle de recherche suisse
    Professeur Peter Meier-Abt, vice-recteur Recherche et Promotion de la relève, Université de Bâle
  4. Ce que le législateur attend des chercheurs
    Christine Egerszegi-Obrist, conseillère aux États, vice-présidente de la Fondation Gen Suisse, Mellingen
  5. Curriculums vitæ des intervenants
  6. Liste des participants

1. Recherche fondamentale et recherche translationnelle dans les sciences de la vie

Professeur William-F. Pralong, MD, directeur Section Sciences et Technologies du Vivant, Faculté des Sciences de la Vie, EPF Lausanne.

Il est important de rappeler en préambule que la Suisse occupe aujourd'hui une place indiscutable dans le peloton de têtes des pays industrialisés pour ce qui concerne la recherche fondamentale en sciences de la vie et en recherche clinique. Cette situation résulte en premier lieu d'un investissement constant inscrit dans la constitution de notre pays pour le maintien d'un système d'éducation, de formation et de recherche de première qualité. C'est ainsi que la Suisse dispose à ce jour de plusieurs hautes écoles en sciences de la vie et de facultés de médecine capables de rivaliser sur le plan international aussi bien en recherche fondamentale qu'en recherche clinique. Tout ceci n'aurait cependant pas été le cas si, à l'après-guerre, une prise de conscience du retard scientifique et technologique pris par la Suisse n'avait motivé un engagement politique très fort de la Société Helvétique des Sciences Naturelles et des pères fondateurs du Fonds National Suisse de la Recherche Scientifique (FNS), tel Alexander von Muralt, professeur bernois de physiologie. Le FNS, organe faîtier de la recherche suisse a joué un rôle essentiel dans la mise en place des conditions cadres favorisant l'excellence de la recherche biomédicale dans notre pays. Celle-ci s'est développée grâce à une politique de financement accordé selon des critères de qualité appliqués aux projets soumis pour évaluation à des paires. L'Académie Suisse des Sciences médicales a aussi joué dans ce développement un rôle majeur fournissant la guidance nécessaire à la recherche biomédicale pour en assurer le respect de la bioéthique. La Suisse participe ainsi aujourd'hui aux avances formidables obtenues dans les sciences biomédicales avec une politique de transparence et de qualité tout en respectant les normes bioéthiques actuelles.

Les interventions des sciences et technologies du vivant sur l'être humain interrogent de plus en plus le citoyen suisse sur les limites acceptables de la recherche fondamentale et clinique impliquant l'être humain. La fécondation in vitro, le séquençage récent du génome humain, les travaux impliquant l'utilisation de cellules souches représentent des domaines actuels de la recherche biomédicale dans notre pays. Face aux préoccupations de la cité, il était donc nécessaire que notre pays légifère sur le sujet et se dote de conditions cadres optimales permettant, tout en respectant la dignité et la personnalité de l'être humain, de poursuivre une recherche d'excellence et transparente en biomédecine.

L'article constitutionnel ainsi que la loi relative à la recherche sur l'être humain se rédigent à un moment de l'histoire des biosciences où ces domaines s'intègrent dans une globalisation du savoir et des pratiques. Il serait donc dangereux de considérer la mise en place de conditions cadres en Suisse avec comme seul souci de rassurer nos citoyens sans prendre garde à doter la communauté scientifique suisse de conditions au moins équivalentes à celles dont disposent ses partenaires ou concurrents. L'expérience faite avec la loi sur l'expérimentation animale doit nous servir de leçon et devrait nous pousser d'avantage à l'ouverture. Ainsi l'esprit premier des textes de lois à rédiger devrait avant tout viser une harmonisation avec les lois et réglementations de nos voisins et partenaires.

La recherche fondamentale en sciences du vivant poursuit des travaux de recherche ayant pour finalité d'enrichir notre connaissance sur l'organisation des structures qui sous-tendent à la vie des organismes et des êtres vivants dont l'être humain. On l'oppose en général à la recherche appliquée et translationnelle de par son but premier. Cette distinction est aujourd'hui de plus en plus délicate à établir vu l'organisation transdisciplinaire des processus expérimentaux. En effet, de nombreux sujets de recherche se situent à la frontière entre les deux et de nombreuses innovations majeures en clinique ont été développées dans une logique de recherche fondamentale. Il est d'ailleurs de plus en plus fréquent de constater que des chercheurs usent de leur liberté académique pour mener conjointement leur recherche en direction d'une application et d'une recherche plus fondamentale sur le même sujet. Ainsi les hôpitaux universitaires accueillent de nombreux laboratoires de recherche fondamentale. De même, les instituts technologiques sont invités de plus en plus en clinique pour apporter de nouvelles solutions techniques aux moyens d'investigation, de diagnostic, voir thérapeutiques. Cette pratique a fait aujourd'hui ses preuves afin de faire bénéficier le plus rapidement possible nos patients des avancées des sciences biomédicales.

Cette nouvelle organisation de la recherche biomédicale crée cependant un problème de délimitation des domaines de recherche, en particulier lorsqu'il s'agit de la recherche sur l'homme. En effet pour son succès chacun des acteurs doit avoir accès au même matériel et échanger les connaissances acquises lors des différentes étapes du processus translationnel. Ces recherches impliquent de nombreux protocoles réalisés à différents niveaux et avec des approches distinctes. Tous les protocoles ne sont pas nécessairement connus lors de la soumission d'une requête, en particulier pour des essais en laboratoire in vitro réalisés sur du matériel biologique. Il va de soit que des conditions cadres favorisant une telle flexibilité devrait apparaître de façon explicite dans les textes de lois pour ce type de cas de figure.

L'article constitutionnel et la loi relative à la recherche sur l'être humain ont donc pour défi la mise en place de conditions cadres permettant à cette nouvelle organisation de la recherche biomédicale de rester performante tout en respectant la dignité humaine et la personnalité. C'est ainsi que du point de vue de la recherche fondamentale et translationelle certaines recommandations s'imposent et seront discutées lors de la séance de réflexion organisée sous les auspices de GEN SUISSE:


2. Recherche clinique: une condition fondamentale pour le progrès médical

Professeur Alois Gratwohl, professeur ordinaire d'hématologie et de transplantation des cellules souches, Hôpital universitaire de Bâle

La recherche médicale sur l'être humain demeure le seul moyen de progresser. En optant pour une protection maximale de l'individu, les responsables politiques courent le risque de nuire à ceux-là mêmes qu'ils pensent protéger. La recherche sur l'être humain est une recherche pour l'être humain.

La recherche sur l'être humain est un sujet qui suscite la controverse - et ce indépendamment du fait qu'une nouvelle loi relative à la recherche sur l'être humain est en préparation. Cette recherche va de pair avec l'espoir d'une promesse de guérison, couplé à la préoccupation d'éventuels abus. A la différence de directions de recherche comme la nanotechnologie, laquelle échappe à une représentation concrète, tout un chacun peut s'imaginer être directement concerné et se transforme ainsi en expert. Le débat s'en trouve compliqué parce qu'il n'est pas limité aux spécialistes; mais il s'en trouve facilité parce qu'un large débat est à la fois nécessaire et souhaité.

La recherche - autrement dit la soif intrinsèque de savoir plus - est profondément ancrée en nous et, considérée sous l'angle de l'évolution, constitue l'un des éléments porteurs de la condition humaine. Depuis le jour où Adam a mordu dans la «pomme de la connaissance», elle occupe une place centrale dans la culture occidentale. Parallèlement, ce premier résultat de la recherche symbolise l'ambiguïté permanente de toute nouvelle connaissance: être un être humain nu et sans défense compense-t-il la perte du paradis? L'histoire nous enseigne que les interdits n'ont jamais été les instruments adéquats pour freiner la progression de la connaissance. Ils n'ont pu empêcher que le soleil cessât un jour de tourner autour de la Terre ou que, tout à l'extrémité du disque appelé Terre, l'on découvrît finalement un nouveau continent.

La recherche médicale doit servir à mieux comprendre les maladies, à les prévenir ou à en acquérir une compréhension mieux ciblée. Elle veut atténuer directement et concrètement les souffrances. Il est difficile de trouver des arguments contre ces objectifs. Les objections formulées à l'encontre de la recherche serviraient-elles éventuellement à protéger contre des conséquences possibles auxquelles on ne veut pas se trouver confronté? Il est frappant de voir que l'exemple de la première transplantation cardiaque a précisément provoqué un tel changement d'attitude: le cœur a «perdu» son rôle de siège de l'âme. Cela suscite la peur de perdre son propre Moi. Intervenant dans la réalité pratique du quotidien, la «force des faits» qu'a constitué la transplantation cardiaque a contraint les législateurs, les éthiciens, les théologiens et les profanes à se confronter à la mort et à sa définition. Il a fallu définir la fin de la vie. La mort cérébrale a relayé la mort cardiaque. Tout comme la première transplantation cardiaque, la recherche sur les cellules souches - avec Dolly et la reprogrammation - s'est retrouvée en terre inconnue et a mis de ce fait sous pression tant les éthiciens que le législateur. Il est évident qu'une nouvelle définition de la vie individuelle devient nécessaire, même si nous manquons encore de critères pour le faire, et que s'imposent désormais des définitions de produits cellulaires qui n'avaient jamais existé jusque-là. Cette pression qu'exerce la recherche pour contraindre à changer son mode de pensée est probablement la principale raison de la résistance qui se manifeste à son égard. Il est en effet toujours plus facile de penser sur des rails.

Cette préoccupation - née du fait que la recherche crée des situations qui ne sont pas encore réglementées - est caractéristique de la législation. Elle oublie ce que la recherche clinique sur l'être humain implique à la base: un travail patient mené durant des années à petites étapes et qui fait parfois des bonds. En témoignent la recherche sur la leucémie et la transplantation de cellules souches hématopoïétiques qui y est liée. Un travail patient et minutieux a permis - dans le cadre d'une vaste étude multicentrique - d'améliorer les procédures et d'élaborer des critères en termes de diagnostic, de pronostic et de succès thérapeutique. La participation des patients et leur traitement selon un protocole d'étude allaient de soi.

Cette évidence n'existe plus désormais. La charge que représentent des protocoles d'étude communs dans des maladies pour lesquelles chacun des membres du groupe de travail ne traite que quelques patients est trop lourde. Seules des entreprises qui ont un intérêt à de nouveaux médicaments ou à de nouveaux traitements peuvent encore affronter les obstacles administratifs et financiers à surmonter pour organiser de telles études. Ces obstacles entraînent une évolution qui peut s'avérer fatale. Bien que la survie des patients qui sont traités dans le cadre d'études cliniques soit fondamentalement meilleure, cela concerne de moins en moins de patients. Les résultats thérapeutiques ne sont plus contrôlés ni évalués. Les filets de sécurité font défaut. L'idée de protéger les patients en instituant une réglementation claire et nette de la recherche produit ainsi l'effet contraire.

Le développement rapide de nouveaux médicaments dans de nombreux domaines entraîne un second effet paradoxal: la perspective de bénéficier d'un traitement prometteur et amélioré a pour conséquence que les patients veulent être traités par de nouveaux médicaments, même si l'on ne dispose pas encore de données objectives. Existe-t-il un droit à un tel traitement? Existe-t-il un droit -dans le cadre d'études comparatives - de quitter un groupe de l'étude lorsque des résultats meilleurs à court terme se profilent dans l'autre groupe? La législation envisagée souligne les devoirs des médecins et les droits des patients. En l'occurrence, il manque un élément. Les droits vont toujours de pair avec des devoirs, et les devoirs avec des droits. Sans cette dualité, toute législation est dépourvue de sens. Transposé concrètement à la recherche clinique, cela amène à se poser les questions suivantes: le patient a-t-il le droit, dans un traitement nouveau moderne, de refuser de participer selon un protocole d'étude? Un patient peut-il s'opposer à ce que les données relatives à son traitement dans le cadre d'études multicentriques soient analysées et contrôlées? Un patient a-t-il le droit de revendiquer pour lui-même le recours à une nouvelle technique moderne sans contribuer en même temps à l'élargissement des connaissances? Est-ce admissible dès lors qu'il s'agit de traitements complexes et onéreux comme une transplantation, dont les coûts sont largement supportés par la collectivité et à laquelle des donneurs anonymes participent sur une base volontaire? Les mêmes remarques valent pour les recherches menées sur du matériel biologique. Est-il juste de jeter de précieux tissus ou cellules utilisés pour le diagnostic dans des traitements complexes, au lieu de les utiliser pour des examens complémentaires ou ultérieurs, ou encore pour la recherche? Ne devrait-il pas précisément nous incomber aujourd'hui de collecter du matériel biologique de patients avec leurs données cliniques et de les conserver aussi pour une génération future disposant de nouvelles techniques, même si nous ne savons pas encore quel en sera l'emploi? Il est essentiel que la société et la législation apportent également des réponses à ces questions, pour que celui que la loi souhaiterait protéger ne subisse pas de préjudice.

Les conditions générales s'appliquant à la recherche clinique doivent être améliorées. La démarche doit reposer non pas sur l'interdiction, mais sur le contrôle. La recherche clinique comparative et la recherche dite «observatrice» doivent répondre à d'autres critères que l'expérimentation primaire de nouveaux médicaments ou de nouvelles technologies. Les biobanques destinées à la recherche fondamentale ou à la recherche clinique appliquée réclament d'autres critères que les banques de tissus servant à des fins commerciales. Il convient ici de créer des conditions générales distinctes. Il importe de trouver de nouvelles structures de coûts, de sorte que la recherche comparative observatrice puisse conserver sa place en tant que contrôle de qualité. Des modèles simples pourraient suffire ici. Il n'est pas équitable que des traitements coûteux soient pris en charge par les caisses-maladie, alors que la saisie et l'analyse des données, qui ne constituent qu'une fraction de l'ensemble des coûts, ne sont pas financées. La saisie et l'analyse obligatoires des données à partir de traitements d'un certain montant seraient un outil judicieux au service de la recherche et de la qualité.

La recherche est un constituant central de la condition humaine. La recherche clinique sur l'être humain y est indissociablement liée. Elle est un élément essentiel de la prévention et du traitement aujourd'hui améliorés des maladies. Maintenir la recherche sur l'être humain dans le cadre du système de santé est une tâche capitale. Sans elle, il n'y aura plus à long terme aucun progrès en termes de santé. La recherche sur l'être humain est une recherche pour l'être humain.


3. Des défis à relever pour le pôle de recherche suisse

Professeur Peter J. Meier-Abt, vice-recteur Recherche et Promotion de la relève, Université de Bâle

Depuis le séquençage complet du génome humain, qui remonte à quelques années, la recherche sur l'être humain a pris une nouvelle dimension. On se promet des progrès rapides menant à une médecine personnalisée. Une évaluation génétique préalable des risques encourus doit aider à prévenir les maladies et à rendre plus efficace et plus sûre l'utilisation des médicaments chez chaque patient pris individuellement. Si de telles attentes sont probablement réalistes à long terme, il reste encore d'autres obstacles à surmonter à court terme. La variabilité génétique entre les individus est plus grande qu'on ne le supposait tout d'abord. De plus, il existe d'innombrables facteurs épigénétiques - environnementaux, par exemple - qui codéterminent le risque de maladie et le risque thérapeutique.

La recherche fondamentale actuelle fait également état de progrès étonnants dans le domaine des cellules souches. Ainsi est-on récemment parvenu, par reprogrammation génétique de cellules normales de la peau, à induire des cellules souches pluripotentes qui laissent entrevoir la possibilité de parvenir à une individualisation de la thérapie par les cellules souches en contournant les cellules souches embryonnaires. Et le sujet devient encore plus complexe lorsque l'on apprend l'existence de projets et de premiers essais portant sur la conception d'une vie artificielle. La recherche fondamentale biologique et biomédicale fait des progrès rapides et suscite des attentes dont l'importance médicale et les répercussions sociopsychologiques ne peuvent en définitive être étudiées que par une recherche réfléchie et éthiquement responsable sur l'être humain.

La recherche translationnelle - autrement dit l'application à l'être humain de connaissances nouvelles issues de la recherche fondamentale - constitue le grand défi actuel. Même si la recherche individuelle libre demeure un moteur déterminant du progrès scientifique, la complexité de la biologie nécessite la création de vastes réseaux de recherche, comme cela a été par exemple mis en œuvre pour la biologie des systèmes en Suisse (www.systemsX.ch). A cela vient s'ajouter en médecine la nécessité d'une recherche clinique professionnalisée, qui dispose des infrastructures requises et de spécialistes compétents pour garantir que l'ensemble de la recherche centrée sur le patient soit menée selon les règles internationales des «bonnes pratiques cliniques». Dans ce cas également, la nécessité d'apporter des améliorations a été reconnue en Suisse et, même si ce fut tardif, un programme d'encouragement a été lancé par le Fonds national suisse et l'Académie suisse des sciences médicales pour l'édification de «Clinical Trial Units» interdisciplinaires dans les hôpitaux universitaires.

Un renforcement durable de la recherche clinique sur l'être humain réclame toutefois d'autres mesures. La recherche translationnelle doit occuper une place plus importante dans la promotion de la relève. Autrement dit: nous avons besoin dans l'avenir de davantage de chercheurs cliniques ayant une formation étendue, possédant de bonnes connaissances et une solide expérience dans la recherche tant fondamentale que centrée sur le patient. Les instruments de promotion - tels que la formation MD-PhD et les professeurs boursiers FNS - existent, mais les perspectives à long terme qu'offre la recherche clinique sont insuffisantes, compte tenu de l'excellence des qualifications de nos chercheurs de la relève. Les structures des hôpitaux universitaires doivent être adaptées de manière à faciliter davantage la réussite professionnelle dans la recherche clinique. Cela signifie que tous les hôpitaux universitaires devraient disposer de centres interdisciplinaires de recherche clinique (CRC) et de chaires professorales de recherche clinique indépendantes. C'est seulement si nous sommes prêts à repenser les structures traditionnelles et à les adapter aux nouveaux enjeux de la recherche translationnelle que la recherche sur l'être humain pourra atteindre les critères de qualité internationaux que réclame une médecine de pointe efficace.

La loi relative à la recherche sur l'être humain offre une base très large qui permet de mener une recherche responsable sur l'être humain. En visant en premier lieu la protection de la dignité et de la personnalité de l'être humain dans le cadre de la recherche, elle fixe des limites sans restreindre pour autant inutilement la liberté de recherche. Elle se réfère dans toute la mesure du possible aux critères internationaux et garantit de ce fait qu'à l'intérieur du cadre légal la professionnalisation de la recherche clinique pourra continuer à être développée dans un contexte global. Cela réclame de la transparence (registres d'essais cliniques) et réglemente la recherche impliquant des personnes particulièrement vulnérables ainsi que la gestion du matériel biologique collecté chez des êtres humains. Elle harmonise enfin la pratique des commissions d'éthique. Pour nécessaires et précieuses que soient ces bases légales, elles n'en réclament pas moins les mesures d'exécution correspondantes.

Considéré du point de vue universitaire, il s'agit en particulier de ne pas restreindre encore davantage la recherche sur l'être humain par des arguments irrationnels dépassant les limites légales. Ainsi la société ne peut-elle pas se plaindre qu'il y ait trop peu de médicaments contrôlés de manière adaptée pour les enfants en bas âge, dès lors que - dans le même temps - elle met en question pour des raisons essentiellement émotionnelles la recherche sur les enfants mineurs. On attend aussi que les dispositions légales soient constamment alignées sur les développements internationaux les plus récents, car une recherche clinique de haute qualité est fondamentalement tournée vers l'international. Le registre national d'essais qui est réclamé doit être mis en place dans les meilleurs délais sur la base des initiatives lancées («Swiss Trial Organisation», par exemple). Et l'harmonisation des commissions d'éthique, qui est d'ailleurs déjà en cours, doit être accélérée. Si les mesures impliquées dans la loi relative à la recherche sur l'être humain sont effectivement mises en œuvre, les dispositions légales constitueront un cadre adapté pour l'amélioration des conditions infrastructurelles nécessaires à une recherche translationnelle et clinique de haute qualité dans nos universités et nos hôpitaux universitaires.


4. Ce que le législateur attend des chercheurs

Christine Egerszegi-Obrist, Conseillère aux Etats, vice-présidente de la Fondation Gen Suisse, Mellingen

Seul fait foi le texte effectivement prononcé.

Objectifs du nouvel article constitutionnel
L'article constitutionnel actuellement en projet fixe le cadre d'une réglementation uniforme et globale de la recherche sur l'être humain. Il constitue la base servant à définir les modalités de la loi relative à la recherche sur l'être humain ainsi que les dispositions d'ordonnance correspondantes. Au premier plan figurent la protection de la dignité de l'être humain et de l'intégrité du corps humain. Cet objectif de protection doit être mis en harmonie avec trois autres principes importants et reconnus: la recherche doit en effet être conçue de telle sorte (1) qu'elle soit utile à la santé de l'être humain, (2) que le bénéfice attendu pour la personne concernée l'emporte sur les risques, et (3) que le pôle de recherche que constitue la Suisse s'en trouve renforcé. Ce n'est pas la première fois que le législateur se consacre à cette tâche; il suffit de penser à la réglementation relative au génie génétique, à la médecine de transplantation ou à la recherche sur les cellules souches. Il ne s'agit pas là seulement de recherche portant clairement sur des applications. Il faut également que puisse être menée une recherche fondamentale, qui crée les bases des futurs projets de recherche appliquée.

Dans le même temps, il s'agit d'harmoniser le présent projet constitutionnel avec les réglementations équivalentes à l'extérieur de la Suisse. Cela s'avère décisif pour trois raisons:

  1. La recherche, tout particulièrement en médecine, se mène aujourd'hui à l'échelle internationale. Une harmonisation des dispositions internationales est de ce fait souhaitable.
  2. La réglementation sur la recherche ne doit pas emprunter la voie de la «spécificité suisse». Il faut des règles valables au niveau mondial. La Suisse peut fournir à cet égard une contribution importante. A plusieurs reprises dans le passé, nous avons pu voir comment des suggestions helvétiques ont été prises en compte - dans le cadre de conventions européennes, par exemple.
  3. En tant que pôle de recherche, la Suisse est en concurrence avec d'autres pays. Il importe de veiller à ce que notre remarquable position soit maintenue, et même développée.

Pour la recherche, il est capital que le législateur fixe un cadre précis sans instituer de bureaucratie ou de barrières administratives inutiles. Lors de l'examen d'un projet au Parlement, il est essentiel de savoir ce qu'en pense la majorité de ses membres. Car, s'agissant des projets relatifs aux domaines traités ici, il y aura toujours une minorité critique vis-à-vis de la recherche. En tant que responsables politiques, nous ne sommes pas des experts de la question, nous sommes l'instance qui définit le cadre général et fixe les principes de base. Nous déterminons où se situent les limites et établissons certaines interdictions. Ainsi que nous l'avons fait par exemple pour l'interdiction de la maternité de substitution ou celle du clonage.

Notre défi consiste à définir un cadre qui garantisse la protection de la dignité et de la personnalité, tout en veillant à préserver la liberté de recherche. Pour moi, les points ci-après s'avèrent déterminants pour une mise en œuvre dans la pratique:

La responsabilité de la recherche
Chaque chercheur pris individuellement doit être conscient de sa responsabilité. Non seulement vis-à-vis des sujets impliqués dans un projet de recherche, mais également vis-à-vis de la collectivité des chercheurs et de l'ensemble du pôle de recherche. Si un seul chercheur n'assume pas sa responsabilité, cela peut entraîner des répercussions pour tous. Outre que le chercheur démontre ainsi son intégrité, cette responsabilité signifie aussi qu'il s'expose à l'opinion publique. Les scientifiques doivent apprendre à répondre également avec calme, réflexion et de manière intelligible à des questions critiques ou naïves. Ces dernières années, ces aspects ont fort heureusement été de mieux en mieux pris en compte.

Un engagement à communiquer et à informer existe aussi vis-à-vis des décideurs politiques. Il est important que les chercheurs ne dissimulent pas les sujets épineux ou les nouveaux domaines problématiques qui se dessinent, mais en informent activement et précocement. Chaque chercheur pris individuellement ne doit pas et ne peut pas le faire lui-même. Les chercheurs peuvent - et même doivent - soutenir les organisations qui privilégient le dialogue en triangle entre responsables politiques, opinion publique et chercheurs. Sont par exemple chargés d'instaurer une communication constructive avec les milieux politiques les organismes de recherche, comme le Fonds national, le Conseil des Ecoles polytechniques fédérales, les directions universitaires ou les directeurs de recherche. Cette coopération ne fonctionne pas encore de manière idéale; il faut améliorer les contacts et la mise en réseau. Car le législateur peut uniquement intervenir a posteriori, il ne peut pas régler a priori. La manière dont on réglemente en définitive dépend pour une large part de ce que communique à l'opinion publique et aux responsables politiques la communauté des chercheurs, et de la manière dont elle le communique.

Une chose est également essentielle, à savoir que les chercheurs et les institutions de recherche ne considèrent pas leurs prises de position comme «quantité négligeable» dans les procédures de consultation, mais les prennent plus au sérieux. La responsabilité doit être assumée dès lors que le processus législatif est en marche. Une bonne organisation est utile pour que les voix de la recherche soient prises en compte et trouvent un écho dans ces processus importants.

Tant les chercheurs que les responsables politiques ont une obligation commune. Prenons l'exemple de la recherche sur les cellules souches: les deux parties devraient montrer ici ce qui a été fait de concret depuis la votation sur la loi relative à la recherche sur les cellules souches, quelles actions ont été couronnées de succès et lesquelles ne l'ont pas été, et quelle évolution ont connu les hypothèses avancées et les espoirs formulés. Les médias pourraient en particulier contribuer ici à davantage d'ouverture et à un meilleur échange.


5. Curriculums vitæ des intervenants

Prof. Dr. William-F. Pralong

Personal data

Name      PRALONG
Surname      William-François
Birth date      02.07.1954
Nationality      Swiss
Position      Professor and School Director
Professional address      Section of Life Sciences and Technology
Faculty of Life Sciences

AI 1206 / Station 15 / EPFL
1015 Lausanne
Téléphone      +41 (0)21 693 96 02
E-mail      william.pralong(at)epfl.ch

Education

June 1975      Federal Baccalaureate
Section Latin-Science, Collège de Sion/VS
July 1981      Federal Title of Master in Medicine
University of Geneva
July 1986      Doctoral Thesis in Medicine (Orientation Biophysics)
Department of Pharmacology, MED-School, UNIGe.
Professor R.W. Straub.

Languages

spoken and written      French, English, Spanish
spoken      Italian, German

Cursus academicus

Doctoral fellow
01.10.81-30.09.86
      Calcium homeostasis in the peripheral nerve.
Department of Pharmacology
Professor Ralf W. Straub, MED-School, UNIGe
Research associate (M.A.)
01.10.86-30.09.92
      Diabetic Neuropathy
Interaction Ca2+ and metabolism in the pancreatic β-cell
Division of Clinical Biochemistry (DBC) and Experimental Diabetology, Department of internal medicine (DIM)
Professors A. Renold, C.B. Wollheim, MED-School, UNIGe
Scientific chief of clinic
01.10.92-30.09.95
      Diabetic Neuropathy
Interaction Ca2+ and metabolism in the pancreatic ϐ-cell
Neuronal and ϐ-cell plasticity
DCB and Experimental Diabetology, DIM
Professors F. Waldvogel, C.B. Wollheim, MED-School, UNIGe
Assistant professor (MER)
01.10.95-31.12.96
      Interaction Ca2+ and metabolism in the pancreatic ϐ-cell
Neuronal and ϐ-cell plasticity
DCB and Experimental Diabetology, DIM
Professors F. Waldvogel, C.B. Wollheim, MED-School, UNIGe
Research Associate (AS, EPFL)
01.01.00-01.10.02
      Bioartificial organ study and transplantation
EPFL and Div. Aut. de Rech. Chirurg., MED-School UNIL
Professor P. Aebischer,
Professor P. Aebischer
Section Director and CC
01.10.02-01.11.04 (50 %)
      Establishment of SSV and teaching curriculum
Faculty of Life Sciences, EPFL, Lausanne
Dean a.i., Dr. Benoît Dubuis
Section Director and Professor
01.11.04-today (100 %)
      Establishment of SSV and teaching curriculum
Faculty of Life Sciences, EPFL, Lausanne
Dean, Professor Didier Trono

Industrial experience

Project leader
01.01.97-31.12.99
      Bio-artificial pancreas development
MODEX Thérapeutiques, Lausanne

Technical expertise

Electrophysiology coupled to fluorescence      "Sucrose gap"
Image analysis with fluorescent probe      Single living cell monitoring by epifluorescence
Ca2+, NADH/NADPH, pH, membrane potential
HPLC      Reverse phase, affinity and size exclusion
High resolution 2D PAGE      Protein mapping
Pharmacodynamics, Mathematical modeling      Multi-exponential fit analysis, biodistribution models
Cell Culture      Neural, endocrine primary culture and cell lines
Immunoassays      RIA, Elisa
Morphology      Immunofluorescence, quantitative stereology
Image analysis      Confocal Zeiss, Biorad "laserline"
Fluorescence activated cell sorting      FACS Star, Beckton Dikinson
Biochemistry      Mitochondrial metabolism and monitoring
Work with permeabilized cells (digitonine, ϐ toxine)
Enzymatic assays (GPDH, LDH, PDH, NADPHox,..)
Protein phosphorylation (P32)
Bioengineering      Cell genetic engineering
Cell encapsulation
Bioartificial organ and devices
Gene Therapy      Strategies for ex-vivo and in vivo gene therapy
Strategies with viral vectors
Biosafety and regulatory issues in gene therapy
File presentation to regulatory authorities such as investigation brochures

Academic responsibilities

1992-1996      Medical School,
Geneva University
      Board member and tutor for the organization and teaching of the doctoral modules for PhD students doing their thesis at the "Centre Médical Universitaire"
1994-1996      Medical School,
Geneva University
      Committee member for the establishment of "problem- based learning" teaching program. Creation of the module of endocrinology and digestive system with Prof P. Meda
2002-today      Section of LS&T/EPFL      School Director. Establishment of the new Curriculum in Life Sciences and Technology, BS and MS
Study advisor for the students of 1st and 2nd year
2003-today      "Cluster Consortium"      European Coordinator for the group in Life Sciences and Technology, VPIR.
2004-today      Board of admission to Master programs/EPFL      Board member, EPFL, VPAA, SAC
2004-today      Fonds d'Innovation à la Formation (FIFO)/EPFL      Board member of jury, EPFL, VPAA, CRAFT

Teaching activities

1999-2003      DESS in Biomedical Engineering to graduate students from UNIL/UNIGe/EPFL
2002-2003      DEA in Bioengineering, Geneva School of Dental Medicine, University of Geneva
2003-2004      Bio-delivery and Bio-erodable polymers in Medicine, Module on Biomaterials, SMX
2003-2006      Molecular and cellular Biology, 1st year SSV students, Biology I/II course as C.C.
2006-today      Artificial organs, Master course.
2006-today      General physiology, Bachelor course


Prof. Dr. med. Alois Gratwohl

Coordonnées
Professeur Alois Gratwohl, docteur en médecine
Directeur du service d'hématologie
Département de médecine interne
Hôpital universitaire de Bâle
Petersgraben 4
CH-4031 Bâle

Tél.: +41 (0)61 265 42 54
E-mail: hematology(at)uhbs.ch

Brève biographie

Nom      GRATWOHL-Jenny Alois Anton
Adresse      Dittingerstrasse 4, 4053 Basel
Lieu d'origine      Bürger von Basel und Niederwil/AG
Date de naissance      24. März 1947 in Basel
Etat civil      Verheiratet
 
Formation      1972      Examen fédéral à Bâle; ECFMG à Berne
 
Formation postgraduée      1977      Doctorat en médecine
  1979      FMH Médecine interne
  1982      Venia Docendi Université de Bâle
  1983      FMH Médecine interne, spécialité Hématologie
  1990      Professeur de médecine interne, spécialité Hématologie
  2001       Professeur ordinaire en hématologie et transplantation de cellules souches
 
Lieux de travail      1973-74      Médecine interne, Hôpital cantonal de Bâle
  1975-76      Visiting Fellow, NIH, Bethesda, Etats-Unis
  1977      Médecine interne, Hôpital cantonal de Bâle
  1979      Chef de clinique, Département d'hématologie, Hôpital cantonal de Bâle
  1988      Directeur suppléant, Département d'hématologie, Hôpital cantonal de Bâle
  1997      Visiting Professor, NIH, Bethesda, Etats-Unis
  1999      Directeur a.i., Département d'hématologie, Hôpital cantonal de Bâle
  2000-aujourd'hui      Directeur, Département d'hématologie, Hôpital cantonal de Bâle
 
Armée      Major, régiment médecin, aD
 
Sociétés      Société de médecine de Bâle
  Fédération des médecins suisses FMH
  Association suisse des professeurs d'Université
  Société suisse de médecine interne
  Société suisse d'hématologie
  Société suisse d'oncologie
  Société suisse de médecine interne cancérologique
  Association suisse pour la médecine transfusionnelle
  Deutsche Gesellschaft für Transfusionsmedizin (DGTI)
  American Society for Hematology
  American Federation for Clinical Research
  European Society for Clinical Investigation
  International Transplantation Society
  European Group for Blood and Marrow Transplantation (Prés. 1994-1998)
  International Society for Hematology
  European Hematology Association (Board member 1996-2004)
  Center for International Blood and Marrow Transplantation Research (CIBMTR)


Prof. Dr. Peter J. Meier-Abt

Coordonnées
Professeur Peter Meier-Abt
Vice-recteur Recherche & Promotion de la relève
Rectorat
Université de Bâle
Petersgraben 35
CH-4003 Basel

Tél.: +41 (0)61 267 27 35
E-mail: peter.meier-abt(at)unibas.ch

Brève biographie
Né en 1947 à Baden, le Professeur Peter J. Meier-Abt étudie la médecine à l'Université de Bâle. Après l'obtention de l'examen fédéral en 1974 et un poste d'assistant de recherche à Zurich, Peter Meier-Abt exerce de 1977 à 1981 comme interne à Bâle et à Zurich.

De 1982 à 1984, il fait un séjour de recherche à la Yale University School of Medicine, New Haven (Etats-Unis). En 1984, il reprend la direction du Département de pharmacologie et de toxicologie cliniques à l'Hôpital universitaire de Zurich. De 1989 à 2003, il assume en plus à titre accessoire la charge de directeur médical du Centre suisse d'information toxicologique à Zurich.

En 1992, Peter Meier-Abt accède au poste de professeur de pharmacologie et toxicologie cliniques à l'Université de Zurich. De 2001 à 2005, il est directeur du Centre de recherche clinique de l'Université de Zurich. Il y réorganise la recherche clinique et y acquiert une précieuse expérience dans la mise en place et la direction d'institutions universitaires complexes. Il collabore à différentes commissions médicales d'experts au niveau tant local que national et international et participe pendant onze ans aux activités du Conseil de recherche du Département III (biologie et médecine) - en dernier lieu en tant que président - au sein du Fonds national suisse.

Le Professeur Meier-Abt a pris ses fonctions de vice-recteur le 1er avril 2005. Il est en charge des secteurs suivants: Recherche, Promotion de la relève, EUresearch et Transfert de savoir et de technologie.


Ständerätin Christine Egerszegi

Coordonnées
Christine Egerszegi-Obrist
Bergstrasse 1
CH-5507 Mellingen

Tél.: +41 (0)56 491 29 43
E-mail: ch_egerszegi(at)bluewin.ch

Brève biographie
Christine Egerszegi-Obrist naît le 29 mai 1948. Elle fréquente la nouvelle école cantonale d'Aarau, obtient le brevet d'enseignement primaire, puis étudie la langue et la littérature romanes aux Universités de Zurich et Lausanne. En suivant une formation de chant à l'Académie de musique de Zurich, elle réalise un souhait qui lui tient à cœur. De 1971 à 1996, elle enseigne comme professeur de langue dans les écoles régionales de Lenzburg et Mellingen ainsi qu'à l'Ecole de sciences économiques de l'Association commerciale de Baden.

Sa carrière politique commence en 1984, date à laquelle elle s'engage en faveur du PRD Suisse. Un an plus tard, elle est déjà vice-présidente du groupe Femmes PRD Suisse. Depuis 1991, elle fait partie du directoire du PRD Argovie. De 1989 à 1995, elle est membre du Grand Conseil d'Argovie. Parallèlement, de 1990 à 1998, elle est conseillère municipale de Mellingen. Ses domaines de compétence en tant que conseillère municipale: Formation, Affaires sociales, Santé et Transports publics. En 1995, elle est élue au Conseil national. En 2006/07, en tant que présidente du Conseil national, elle est la Première dame du pays et exerce la fonction d'ambassadrice tant en Suisse qu'à l'étranger. Le 21 octobre 2007, elle obtient un résultat remarquable et est la première Argovienne à être élue au Stöckli.

Principaux axes politiques: Santé et Affaires sociales

Depuis 1995, la présidente du Conseil national et candidate au Conseil des Etats participe aux travaux de la Commission de la sécurité sociale et de la santé publique (CSSS) et, depuis 1999, à ceux de la Commission chargée du programme de stabilisation au sein du Conseil national

Depuis 2001, Christine Egerszegi-Obrist est présidente de la sous-commission LPP - Loi fédérale sur la prévoyance professionnelle vieillesse, survivants et invalidité.

Christine Egerszegi-Obrist est veuve, mère de deux enfants adultes et habite à Mellingen (AG). Durant ses heures de loisirs, elle goûte avant tout la présence de ses quatre petits-enfants.


6. Liste des participants

Top

made by