Cellules souches


  1. GÈNES & DIALOGUE «Recherche sur les cellules souches», juin 2008
  2. GÈNES & DIALOGUE «Recherche sur les cellules souches», décembre 2006
  3. Documentation Science Talk «Clonage thérapeutique» du 2 décembre 2003
  4. Exposés de la conférence de presse du 30 juillet 2002
  5. Prise de position sur la recherche utilisant des cellules souches embryonnaires, 30 juillet 2002
  6. GÈNES & DIALOGUE «La recherche embryonnaire vue sous l'angle de l'éthique», août 2001
  7. GÈNES & DIALOGUE «L'emploi de cellules souches en recherche et médicine», mai 2000

GÈNES & DIALOGUE «La recherche embryonnaire vue sous l'angle de l'éthique», août 2001

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  1. Préface de Anita Holler, ancienne directrice de la Fondation Gen Suisse
  2. Interview avec Prof. Hans-Peter Schreiber, directeur du département d'éthique et d'évaluation des conséquences technologiques à l'EPF de Zurich

1. Préface de Anita Holler, ancienne directrice de la Fondation Gen

L'Angleterre largue les amarres
L'Angleterre est le premier pays au monde à avoir légalisé, en janvier dernier, le clonage d'embryons humains de moins de 15 jours à des fins de recherche médicale. Le but du clonage médical n'est pas de faire l'élevage de clones humains– ce genre de «clonage reproducteur» est encore interdit en Angleterre–, mais d'isoler des cellules souches embryonnaires à des fins expérimentales.
Qu'est-ce que ces cellules ont de si particulier pour que les chercheurs du monde entier en arrivent à jeter des regards pleins de convoitise sur leurs confrères britanniques ? Les cellules souches embryonnaires – produites en culture pour la première fois en novembre 1998 – ont la capacité de donner naissance à presque tous les types de cellules du corps humain, qui en comporte à peu près 200. Le monde scientifique estime que le potentiel médical des cellules souches embryonnaires est énorme: la culture contrôlée de cellules, de tissus ou même d'organes entiers permettrait de traiter, voire de guérir des paralysés, des patients ayant subi un infarctus du myocarde, des patients atteints d'une hémopathie, d'une maladie de Parkinson ou d'un diabète.

Les cellules qui divisent les esprits
Ce n'est pas le but de la recherche sur les cellules souches embryonnaires qui est controversé du point de vue de l'éthique mais la production de cellules souches à partir d'embryons. Il existe aujourd'hui trois possibilités (voir graphique): 1) On isole des cellules germinales primaires (cellules précurseurs de l'ovule et des spermatozoïdes) à partir d'embryons expulsés prématurément ou avortés puis on les amène à donner des cellules souches. 2) On les isole à partir de blastocystes (l'embryon au stade des 100 cellules) devenus surnuméraires lors de fécondations in vitro (en éprouvette). 3) On retire le matériel génétique d'un oeuf fécondé et on le remplace par le matériel génétique d'une cellule spécialisée du corps; l'oeuf se transformera ensuite en blastocyste à partir duquel on isolera les cellules souches embryonnaires. Cette dernière méthode permet d'obtenir des cellules ou tissus génétiquement identiques à celles ou ceux du patient (clonage médical), c'est-à-dire des cellules ou tissus qui ne seront pas rejetés par le système immunitaire du patient après la transplantation.
Pour les uns, l'embryon de moins de 15 jours n'est qu'un amas de cellules qu'il vaudrait mieux utiliser à des fins de recherche – s'il s'agit d'un embryon surnuméraire – plutôt que de le jeter. Pour les autres, l'oeuf fécondé est déjà une personne à part entière et ne doit en aucun cas être utilisé à des fins non naturelles – même si elles sont moralement acceptables.

Courrier embarrassant pour Bush
En février dernier, le président George W. Bush a reçu une lettre signée par quatre-vingts Prix Nobel des Etats-Unis dans laquelle il était instamment prié de soutenir le clonage médical à l'aide de fonds publics. Les organisations de patients, dont le représentant le plus éminent est l'acteur paralysé Christopher Reeves, lui ont adressé la même requête. Récemment, Bush a déclaré au cours d'une allocution télévisée qu'il accorderait une aide financière limitée pour la recherche sur les cellules souches embryonnaires humaines, en précisant que ces fonds publics ne seraient alloués que pour la recherche sur les lignées de cellules souches déjà existantes, et non pour l'obtention de nouvelles lignées de cellules souches.
En Allemagne aussi, on exige un assouplissement de la loi (très restrictive) sur la protection de l'embryon, revendication qui fait l'objet de débats passionnés. La Communauté de recherche allemande Deutsche Forschungsgemeinschaft a pris position en mai dernier: selon elle, il devrait être permis d'importer des cellules souches embryonnaires, à condition qu'elles proviennent d'embryons surnuméraires. Et dans un deuxième temps, l'utilisation de cellules souches provenant d'embryons surnuméraires devrait être autorisée en Allemagne même.

Requête explosive en Suisse
Et qu'en est-il en Suisse ? La loi sur la procréation médicalement assistée, en vigueur depuis le 1er janvier 2001, interdit toute recherche sur des embryons humains. La production in vitro d'embryons ne doit avoir d'autre fin que la grossesse. Il est en outre interdit de prélever in vitro des cellules isolées sur un embryon. Par conséquent, le prélèvement de cellules souches embryonnaires sur des embryons surnuméraires et le clonage médical sont également interdits. La loi sur la transplantation qui est censée réglementer l'utilisation des cellules provenant de f?tus avortés n'est encore qu'à l'état de projet. En Suisse, certaines recherches sur des cellules souches embryonnaires acquises gratuitement à l'étranger ne sont pas interdites et sont donc autorisées du point de vue juridique. Une équipe de chercheurs genevois a présenté une requête, la première et la seule de ce genre à ce jour, au Fonds national de recherche suisse par laquelle elle demande l'autorisation d'importer des cellules souches embryonnaires de l'Université du Wisconsin et d'étudier en laboratoire leur différenciation en cellules cardiaques fonctionnelles afin de pouvoir un jour venir en aide à certains malades du coeur. Rien n'a encore été définitivement décidé. Que l'on soit pour ou contre la recherche sur les cellules souches embryonnaires, toutes les parties ont intérêt à en débattre publiquement.


2. Interview avec Prof. Hans-Peter Schreiber, directeur du département d'éthique et d'évaluation des conséquences technologiques à l'EPF de Zurich

Les Britanniques ont été les premiers à autoriser le clonage médical. Qu'est-ce qui les distingue des autres Européens ?
La conception anglaise de la morale, à la différence de la conception continentale, est fortement marquée par l'utilitarisme, doctrine selon laquelle l'utile est le principe de toutes les valeurs; ce qui profite au plus grand nombre est un critère moral important lors de l'appréciation d'un acte – même d'un acte scientifique. En d'autres termes, ce qui promet un avantage médical à l'ensemble de la population est légitime. De plus, le problème du début de la vie humaine et de la protection de la vie est résolu de manière très pragmatique: ce n'est qu'à partir de la nidation intra-utérine de l'oeuf fécondé qu'intervient la protection de la vie telle que le stipule la loi; ce qui existait auparavant se trouve dans un vide juridique. En principe, tous les Anglo-Saxons sont utilitaristes, de même que les Américains. En revanche, les germanophones (Allemands, Autrichiens et Suisses) observent les préceptes d'une morale à principes. Chez nous, les débats abstraits sur la dignité humaine et la critique de toute forme d'instrumentalisation de la vie humaine portent l'empreinte de l'éthique de Kant, qui commande de ne jamais traiter l'homme en tant que moyen mais en tant que fin en soi. A cela s'ajoute évidemment le passé national-socialiste de l'Allemagne et de l'Autriche qui est à l'origine d'une sensibilité accrue à l'égard de sujets tels que la protection de la vie.

L'expert du Vatican en bioéthique, Elio Sgreccia, assimile les nouvelles pratiques britanniques aux expériences médicales des nationaux-socialistes. Qu'en pensez-vous ?
Ni la recherche sur les embryons surnuméraires, ni le clonage médical ne peuvent être comparés à l'élimination idéologique d'une vie considérée comme sans valeur au temps du national-socialisme. Les chercheurs n'utilisent que des embryons devenus surnuméraires et qui seraient de toute façon détruits – à moins qu'on ne les donne pour adoption. Le but du clonage médical est d'obtenir des greffons compatibles avec le système immunitaire du receveur, c'est-à-dire génétiquement identiques, pour le traitement de déficiences organiques. Ces deux applications sont donc favorable à la vie. N'est-il pas contradictoire de s'engager à la fois pour l'interruption volontaire de grossesse et pour la protection absolue de l'embryon hors de l'utérus ? Les défenseurs de cette position partent du principe, en ce qui concerne l'avortement, que la relation mère-enfant est une situation exceptionnelle. Il s'agit ici de deux personnes ayant le même droit légitime à la vie. Si la femme se trouve dans une situation conflictuelle, il est impossible au législateur de protéger les deux droits légitimes en même temps. Dans cette situation exceptionnelle, il décide en faveur de l'autodétermination de la femme. Cependant, si l'embryon n'est pas dans l'utérus, mais in vitro, il n'existe pas d'autre bien juridiquement protégé qui puisse contrebalancer le droit de l'embryon à la vie.

Partagez-vous cet avis ?
Non. En fait, la question est de savoir quel statut nous voulons donner à l'embryon. Il s'agit d'une question fondamentale à laquelle il est possible de répondre, selon moi, indépendamment du fait que l'embryon se trouve à l'intérieur ou à l'extérieur du corps de la femme.

Même protection pour tous les embryons humains ?
Oui, la même protection ou non-protection. Pourquoi un embryon devrait-il être plus protégé in vitro que in vivo ? Pour les embryons in vivo, il existe de facto dans notre société un concept de protection échelonnée, puisque la protection de la vie ne prend effet qu'à partir du 14e jour. C'est pourquoi nous autorisons le stérilet, qui empêche la nidation dans l'utérus, en tant que moyen contraceptif. Notez que ces embryons sont plus développés que ceux à partir desquels on isolerait in vitro des cellules souches embryonnaires. En Allemagne, on recense chaque année environ 200'000 avortements de f?tus qui sont déjà à un stade de développement avancé, avec un coeur qui bat et un système nerveux entièrement formé. Les blastocystes sur lesquels on prélève des cellules souches embryonnaires n'ont pas encore tout cela, mais ils en sont potentiellement capables. En considérant tous ces aspects et en les mettant en relation les uns avec les autres, il m'est difficile de comprendre que les cellules souches embryonnaires suscitent un tel tollé.

Le prélèvement de cellules souches embryonnaires provoque la destruction de l'embryon. Est-il justifié d'ôter la vie sous prétexte que l'on veut sauver des vies ?
Oui, du point de vue biologique, nous détruisons de la matière vivante, mais pas la vie d'un individu ou même d'une personne. Et nous en donnons les raisons. Car il importe de justifier la recherche embryonnaire. Nous ne poursuivons pas des buts nébuleux et abstrus. Nos buts s'inscrivent dans un cadre plus large qui est absolument compatible avec nos valeurs morales en matière de santé et de maladie. La recherche sur les embryons est au service de la vie, plus précisément de la vie de nombreuses personnes malades et souffrantes pour lesquelles on ne peut actuellement plus faire grand chose faute de traitement.

A partir de quand l'embryon peut-il être considéré comme une personne ?
La vie commence avec la fusion du noyau. Mais il ne s'agit pas encore d'une personne. Car si c'était le cas, même un ovule fécondé ne devrait pas être détruit, ni même un ovule devenu surnuméraire. La question de savoir à partir de quand un organisme en développement est une personne donnerait lieu à des discussions philosophiques interminables. La question juridico-éthique importante est la suivante: à partir de quand voulons-nous protéger la vie in vivo ou in vitro? Le moment fixé doit faire l'unanimité. Le plus approprié serait le moment de la nidation in vivo de l'embryon dans l'utérus.

Les cellules souches embryonnaires peuvent se diviser presque indéfiniment. Les trois lignées de cellules souches universellement reconnues suffiraient à satisfaire aux besoins de la recherche. Il ne serait donc plus nécessaire d'isoler des cellules à partir d'embryons. Le nombre d'embryons utilisés est-il un critère lors de l'appréciation éthique ?
Compte tenu de l'énorme potentiel de multiplication des cellules souches embryonnaires, seul un petit nombre de blastocystes devraient en effet être détruits dans le monde. Néanmoins, le nombre d'embryons utilisés ne peut être considéré, à mon sens, comme un critère déterminant du point de vue de l'éthique. Il serait préférable de définir le statut juridico-éthique des embryons in vitro. Il n'y a pas de «recherche embryonnaire «à peu près» acceptable sur le plan éthique».

Quels arguments pourrait-on faire valoir face aux adversaire de la recherche embryonnaire ? Une attitude hostile pourrait être néfaste.
Si l'on considère que la recherche sur les cellules souches embryonnaires ne poursuit pas n'importe quels buts scientifiques mais qu'elle est au service des valeurs reconnues par la société, telles que le soulagement des souffrances et le rétablissement de la santé, tout empêchement de cette recherche serait justiciable du fardeau de la preuve. Par ailleurs, il ne s'agit pas de fabriquer des embryons à des fins de recherche, mais uniquement d'utiliser des embryons surnuméraires et qui sont de toute façon voués à la mort. Du moment que l'éthique ne nous interdit pas de les détruire, pourquoi ne serions-nous pas en droit de les utiliser dans le cadre de la recherche médicale ? Si l'on se ralliait à l'interprétation restrictive des adversaires de la recherche embryonnaire, selon lesquels la dignité humaine et la protection de la vie devraient avoir force de loi dès la fécondation, il faudrait alors interdire l'interruption volontaire de grossesse et toute forme d'inhibition de la nidation (stérilet, RU 486) mais aussi notamment la destruction d'embryons surnuméraires. On détruirait ainsi des vies qui ont la même valeur intrinsèque que celle d'un nouveau-né.

En Suisse, il est interdit de prélever des cellules souches sur des embryons, mais il est permis d'utiliser des cellules souches pour des recherches spécifiques à condition qu'elles aient été acquises gratuitement à l'étranger. Sommes-nous en train de nous en laver les mains ?
A mon sens, il y a ici une contradiction. Aujourd'hui, le monde scientifique international est à tel point interconnecté que la question est de savoir si les réglementations nationales sont encore en mesure de fournir des solutions adéquates à des problèmes juridico-éthiques aussi urgents. Lorsque quelque chose est interdit dans un Etat et permis dans les pays environnants, la loi est continuellement transgressée. Un grand débat juridico-politique public est nécessaire pour définir entre autres le sens des interdictions ancrées dans la loi sur la procréation médicalement assistée: ont-elles la valeur d'un moratoire révisable ou tracent-elles une limite qui ne doit en aucun cas être franchie ? Si elles ont valeur de limite absolue, la question qui se pose est celle de savoir quelle attitude adopter face à l'utilisation clinique de résultats qui n'ont pu être obtenus que grâce aux recherches effectuées à l'étranger sur des cellules souches embryonnaires, donc grâce à des recherches que nous interdisons chez nous pour des raisons d'éthique.

Les pays qui autorisent la recherche sur les cellules souches embryonnaires sont-ils pour autant immoraux ?
On ne peut certainement pas dire cela, car malgré des conceptions différentes, les autres Etats ne sont pas immoraux. Tous les pays industrialisés occidentaux partagent les mêmes valeurs morales, notamment en ce qui concerne le respect de la dignité humaine. Toutefois, ce qui les sépare, c'est surtout l'importance qu'ils accordent à la dignité humaine et à la protection de la vie.

Quelle différence faites-vous ?
La protection de la vie se réfère en premier lieu au physique, le respect de la dignité humaine à la spiritualité. La vie est un fait biologique, tandis que la dignité humaine est une notion socioculturelle liée à l'histoire de la civilisation, transmise par la société et que l'on ne peut comparer à rien d'autre; elle est plutôt intouchable, contrairement à la protection de la vie qui peut très bien être comparée dans certains cas à d'autres biens juridiquement protégés. L'interruption volontaire de grossesse – même s'il s'agit d'un acte s'inscrivant dans une situation conflictuelle – montre cependant qu'il est possible de mettre en balance le droit du f?tus à la vie et le droit de la femme à l'autodétermination – une pesée qui ne serait plus possible à l'échéance du délai ou même après la naissance.

Si vous aviez dû répondre aux chercheurs genevois qui demandaient l'autorisation d'importer des cellules souches embryonnaires et de les utiliser à des fins de recherche fondamentale, qu'auriez-vous décidé ?
J'aurais autorisé l'importation de ces cellules tout en proposant d'entamer une discussion politique sur les motifs de l'interdiction de mener des recherches sur les embryons, telle qu'elle est stipulée dans la loi sur la procréation médicalement assistée.

Pourquoi pas d'abord une loi appropriée et ensuite la recherche ?
Parce que, comme dans d'autres pays d'ailleurs, l'importation de cellules souches embryonnaires n'est pas illégale en Suisse. En fait, les chercheurs ne veulent pas importer des embryons mais seulement des lignées de cellules qui ne sont plus totipotentes – c'est-à-dire qui ne peuvent plus donner naissance à un individu complet. A mon avis, la requête de l'équipe de recherche genevoise est propre à lancer le débat politique qui aurait dû avoir lieu depuis longtemps.

Le corps humain contient des cellules souches douées d'une capacité de transformation remarquable et qu'il serait peut-être possible de «reprogrammer», par exemple en cellules cérébrales ou cardiaques. La recherche ne devrait-elle pas se concentrer sur ces cellules adultes ?
Non, pas uniquement sur elles! La recherche a besoin à la fois de cellules souches embryonnaires et de cellules souches adultes afin de pouvoir comparer les potentiels de ces deux types de cellules. Il faut se garder de mettre ces types de cellules en opposition. Les cellules souches adultes ne sont pas une alternative aux cellules souches embryonnaires. Il est tout à fait possible que la recherche sur les cellules souches embryonnaires ne soit qu'une recherche de transition qui nous permettra de découvrir ce que nous devons savoir sur les cellules souches adultes afin de pouvoir les utiliser en médecine. Pour l'instant, la recherche ne peut pas renoncer aux cellules souches embryonnaires.

Dès lors que l'utilisation d'embryons surnuméraires est autorisée en Angleterre, au Danemark, en Suède et qu'elle le sera bientôt en France et dans d'autres pays européens, sera-t-il possible de maintenir cette interdiction en Suisse ?
Je l'ignore. Actuellement, c'est le retentissement de la demande d'importation formulée par l'équipe de recherche genevoise qui soulève les passions. La réponse jouera un rôle clé dans la formation de l'opinion. Etant donné que l'on ne savait presque rien sur les cellules souches humaines au moment de la préparation de la loi sur la procréation médicalement assistée, il serait judicieux de revoir les interdictions stipulées dans cette loi. Il faudra également examiner le statut de l'embryon et revoir la question de l'utilisation des embryons surnuméraires. Dans l'ensemble, l'ouverture d'un débat public sur un sujet aussi brûlant me paraît être de la plus grande importance.

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