ADN
Acide désoxyribonucléique. Substance chimique dont sont constitués les →gènes.
Base
Les bases adénine (A), guanine (G), cytosine (C) et thymine (T) sont les constituants de l' →ADN. L' →ARN comporte de l'uracile (U) au lieu de thymine.
Cellule
Plus petite unité viable autonome. Elément de base de tous les organismes pluricellulaires (être humain, animaux, plantes).
Code génétique
Désigne l'appariement préétabli des →codons de l' →ADN ou de l' →ARN correspondant aux vingt →acides aminés. Le code génétique est identique chez tous les êtres vivants.
Enzyme
→Protéine qui, en tant que →catalyseur biologique déclenche et accélère des processus métaboliques (processus chimiques).
Gène
Segment sur l' →ADN, qui contient l'information nécessaire à la production d'un →ARN. La plupart des ARN servent de plan directeur de la synthèse des →protéines. Les gènes sont les fondements de l'hérédité.
Génome
Totalité de l'information génétique, c'est-à-dire de tous les →gènes, concernant une →cellule ou une espèce.
Paire de bases
Compte tenu de leur structure chimique, les bases A et T (ou U) ainsi que C et G s'apparient. L'appariement des bases permet, par exemple, la copie de l' →ADN en →ARN (→transcription) et l'appariement →codon/ →anticodon.
PCR
En anglais: Polymerase chain reaction. Méthode de laboratoire permettant de multiplier des fragments d' →ADN.
Protéine
Substance naturelle composée d' →acides aminés, dont sont constituées pour une grande part toutes les →cellules.
Séquençage
Méthode visant à décrypter la succession de →bases d'un →gène ou de l'ensemble du →génome.

1 Recherche

1.2 Génomique

«Dis-moi, combien de gènes possède un être humain?» Marcel ouvre de grands yeux étonnés. «Euh!», dit-il, «Aucune idée. Sans doute pas mal. Je me demande seulement comment ils arrivent tous à se caser dans le noyau cellulaire! Il est pourtant minuscule.» Imad approuve de la tête: «Je crois que les gènes sont aussi super petits. Ils se composent seulement de molécules, ou quelque chose comme ça.» Après un bref moment de réflexion, Marcel dit: «Juste, ils se composent des quatre bases GACT. Super! On dirait un tag! Je crois que nous en avons des milliards dans chaque cellule.» Imad est surpris: «Dément! Et combien de gènes est-ce que ça donne?»

La grande surprise
La structure du corps humain est extrêmement complexe. Les os, les voies nerveuses et les organes ont tous fait l'objet d'études approfondies. Mais, à l'échelle moléculaire, il reste encore de nombreux mystères. Chaque cellule contient un chiffre astronomique de protéines différentes, qui sont toutes produites dans les gènes selon les plans de construction. L'étude de l'ADN répond donc à de nombreuses questions passionnantes: comment fonctionnent ces plans de construction? Et combien l'être humain possèdet- il de gènes?
C'est le domaine de la génomique qui s'occupe de ces questions. Le «Human Genom Project» a été lancé en 1990, avec pour objectif d'analyser les trois milliards de paires de bases du génome humain. Les chercheurs escomptaient au minimum 25 ans de travail. Or, grâce à la technologie informatique, à l'automatisation et à de meilleures méthodes de laboratoire, le code du génome humain était déjà disponible en avril 2003. La succession complète des lettres A, T, G, C de chaque cellule humaine était décryptée. 25 000 gènes codant des protéines ont été découverts. Le génome humain a beaucoup moins de gènes qu'on ne le supposait - à peine plus que les vers nématodes. La surprise était grande.

Comment l'on décrypte les gènes
Les gènes sont si petits qu'on ne peut même pas les voir au microscope. Pour pouvoir les étudier, on doit les extraire de la cellule et les multiplier. Pour cela, on copie l'ADN jusqu'à ce qu'il devienne visible du fait de la quantité obtenue. Cela se fait au moyen d'une enzyme, la polymérase, qui est capable de copier les séquences de gènes à un rythme élevé. On appelle cette technique «Polymerase Chain Reaction», abrégé en PCR (en français: amplification en chaîne par polymérase ou ACP). Mais comment est-il possible de lire en laboratoire la succession de lettres de l'ADN? Ce que la cellule réussit sans aucun problème a posé un sérieux problème aux chercheurs: finalement, les molécules A, G, C et T ne sont pas visibles. Pour décrypter la succession de lettres, on recourt à la technique du séquençage, qui résout le problème par un détour astucieux (voir graphique).

Et encore davantage de travail ...
Outre le code génétique de l'être humain, on a également décrypté le génome de différentes espèces animales et végétales. On connaît par exemple le code génétique de la souris ou celui du moustique responsable du paludisme. Toutefois, au sein d'une espèce, le code génétique des individus diffère aussi légèrement. Concrètement, cela signifie que quelques paires de bases varient d'un individu à l'autre dans l'ensemble de la chaîne d'ADN. Le génome de chaque être humain est unique, tout aussi individuel que ses empreintes digitales.
Aujourd'hui, les chercheurs savent que le séquençage du génome humain ne signifie pas que leur travail est terminé. Bien au contraire: il ne fait que commencer. Il s'agit maintenant d'étudier en quoi se différencient les codes génétiques des différents êtres humains et ce que cela signifie. Il faut découvrir comment est organisé le génome, comment surviennent des lésions des gènes et comment ceux-ci sont réparés par la cellule.
Dirige ta souris vers les titres rouges!
Recherche - Génomique
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1. Préparation: isoler le fragment d'ADN
Avant de placer l'ADN dans le système d'analyse PCR, on le scinde en courts segments à l'aide de ciseaux d'ADN naturels, les enzymes de restriction.
2. Technique PCR: une augmentation exponentielle
Pour réaliser une PCR, on place les composants d'ADN A, C, T, G ainsi qu'une enzyme - la polymérase - et des fragments d'ADN dans de petits récipients de plastique. Ce mélange est d'abord chauffé dans le système d'analyse PCR. Ce faisant, l'ADN se désagrège en différents brins. Puis on refroidit le mélange à une température à laquelle la polymérase travaille particulièrement bien: cette enzyme complète les différents brins à partir des paires de bases pour former de nouveaux doubles brins. Un fragment d'ADN est ainsi doublé à chaque cycle. Quinze cycles fournissent plus de 30 000 segments d'ADN identiques.
3. Séquençage: des fragments d'ADN dont la fin est connue
La succession des différents composants d'ADN présents dans un gène se détermine par la méthode de l'arrêt de la chaîne. Pour la PCR, on ajoute en outre un type de composant appelé «codon stop», par exemple un codon stop-G. Si la polymérase introduit par hasard un codon stop-G au lieu d'un G normal, le processus de copiage s'arrête. Une fois la PCR terminée, on possède de nombreuses copies de diverses longueurs du segment d'ADN à analyser, lesquelles se terminent toutes par un codon stop-G.
4. Electrophorèse: triage selon la taille
Les segments obtenus sont beaucoup trop petits pour que l'on puisse les comparer directement entre eux. Ils sont injectés par le technicien génétique dans un gel à travers lequel circule le courant. Les segments d'ADN sont chargés négativement et migrent donc vers le pôle positif. Ce faisant, les segments d'ADN courts parviennent plus loin que les longs, car ces derniers restent collés dans le gel. Après la PCR, chaque segment existe en milliers d'exemplaires. Etant donné que des segments de même longueur parcourent la même distance dans le gel, on peut distinguer des bandes dans celui-ci. Chaque bande correspond à un segment qui finit par G. Si deux raies sont situées directement l'une à côté de l'autre, cela signifie que deux G sont également situés directement l'un à côté de l'autre dans le gène. Si les raies sont plus éloignées, cela signifie qu'un nombre de lettres correspondant les sépare. En répétant l'analyse avec le codon stop-A, le codon stop-C et le codon stop-T, on peut déterminer l'ensemble de la séquence.
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