Sécurité
la Suisse possède l'un des arsenaux législatifs les plus sévères au monde en matière de plantes transgéniques. Si une plante transgénique est cultivée à des fins commerciales, des études à long terme - on parle de monitoring - sont exigées. La recherche sur la sécurité biologique se concentre sur des questions telles que: les plantes de culture résistantes aux insectes portent-elles préjudice non seulement au parasite, mais également à d'autres organismes à l'air libre ou dans le sol? Les transgènes peuvent-ils se transmettre à des variété sauvages apparentées via la dispersion du pollen? Un tel transfert de gènes a-t-il des répercussions écologiques négatives? Les connaissances actuelles provenant de milliers d'essais en plein champ menés de par le monde et d'une longue pratique culturale commerciale ne fournissent aucun indice démontrant que les plantes de culture transgéniques auraient causé des dommages à l'environnement. A l'heure qu'il est, rien n'indique que le génie génétique pourrait entraîner des problèmes nouveaux, inconnus de la culture classique et éventuellement incontrôlables.
Selon le concept du pas à pas, les organismes génétiquement modifiés (
OGM) sont soumis à des contrôles de sécurité approfondis avant d'être disséminés dans l'environnement. C'est seulement à partir du moment où - dans l'état actuel des connaissances - on est sûr qu'une plante
transgénique est aussi peu problématique que n'importe quelle autre plante que l'on passe à l'étape de l'essai en plein champ. Les essais contrôlés en plein champ sont déterminants, car c'est seulement ainsi que l'on voit si une plante transgénique fait ses preuves dans les conditions complexes de la nature. Outre l'efficacité de la propriété nouvelle incorporée par
génie génétique, on analyse aussi les répercussions négatives possibles sur la santé de l'être humain et de l'animal ainsi que sur l'environnement. Il s'écoule en moyenne de dix à quinze ans jusqu'à ce qu'une variété d'OGM reçoive l'autorisation de culture commerciale.
En Suisse, les premiers
essais de dissémination ont été réalisés en 1991/1992 par la Station de recherche agronomique de Changins avec des pommes de terre transgéniques résistantes aux
virus. Le troisième et pour l'instant dernier essai en plein champ - une équipe de chercheurs de l'EPF de Zurich testait une variété de blé résistante aux champignons - a été précédé de querelles politiques qui ont duré des années. Même une fois l'autorisation obtenue, l'essai a été accompagné de protestations émises par les milieux critiques à l'égard du génie génétique. Avec l'adoption de l'initiative «stop OGM», en novembre 2005, la culture commerciale de plantes transgéniques a été interdite pour cinq ans. Les essais en plein champ à des fins de recherche continuent toutefois à être autorisés.
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dernière changement: 2009-05-08 17:26:15