Sécurité:
les aliments génétiquement modifiés comptent parmi les denrées alimentaires analysées avec le plus d'attention. Ils subissent des contrôles de sécurité approfondis. Au nombre de ceux-ci figure la question de savoir si les protéines nouvellement formées peuvent provoquer des allergies. Pour répondre à cette question, on dispose de tests informatiques, de tests de laboratoire et de tests cutanés fiables. Un second aspect important est celui de la toxicologie: les protéines transgéniques ou d'autres composants sont-ils toxiques pour l'homme et l'animal? Elément important de ces contrôles: les études d'alimentation animale. C'est seulement lorsque l'ensemble des études ont montré qu'un OGM est tout aussi sûr qu'un aliment traditionnel qu'il reçoit son autorisation de mise sur le marché. Depuis plus de dix ans, des aliments génétiquement modifiés sont consommés de par le monde par des millions de personnes sans qu'aucun problème de santé soit apparu jusqu'ici. D'ailleurs: consommer des gènes n'a rien de nouveau. Nous absorbons tous les jours dans notre alimentation - génétiquement modifiée ou pas - environ un gramme d'ADN.
Le champignon
Phytophtora infestans provoque le mildiou de la pomme de terre et anéantit chaque année environ un cinquième de la récolte mondiale. En Suisse, la culture de la pomme de terre entraîne la pulvérisation de 50 tonnes de
fongicides par an pour combattre cette maladie. En culture biologique, les paysans utilisent jusqu'à 4 kg de cuivre par hectare. Or, le cuivre s'accumule dans le sol et peut rendre celui- ci stérile à terme. En Amérique du Sud, il existe des formes sauvages de pomme de terre résistantes à Phytophtora. Les tentatives menées jusqu'à présent pour introduire par croisement les propriétés de
résistance des espèces sauvages chez les variétés commerciales de pommes de terre par les méthodes de sélection traditionnelles ont été peu couronnées de succès. Or, la recherche est parvenue à isoler certains des
gènes à la base de cette résistance. Une variété
transgénique porteuse de deux
gènes de résistance a été testée en Allemagne en 2006 dans des essais en plein champ. Les gènes déclenchent dans les pommes de terre des réactions de défense qui ralentissent la propagation du champignon. Des pommes de terre transgéniques, résistantes aux champignons, constitueraient également pour les paysans suisses une option intéressante pour réduire fortement le recours aux fongicides.
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dernière changement: 2009-05-08 17:43:08