Protection contre la tromperie
Obligation de désigner avec une clarté suffisante (déclaration) les denrées alimentaires et autres produits, afin que les consommateurs puissent effectuer leurs achats en conformité avec leur vision du monde.
Une majorité de Suisses font preuve de scepticisme vis-à-vis du
génie génétique dans l'agriculture et l'alimentation, voire le rejettent absolument. Les raisons en sont complexes. Il est de fait que les produits
OGM autorisés jusqu'ici n'apportent aucun avantage direct aux consommateurs. Mais c'est également un fait que le débat sur les plantes et les aliments OGM est souvent marqué par des critiques indifférenciées et des scénarios de risque hypothétiques. Et cela, bien que les produits OGM autorisés jusqu'ici aient fait la preuve de leur sécurité d'emploi pour l'homme, l'animal et l'environnement. Or, c'est précisément ce point qui est stipulé dans la loi sur le génie génétique et dans la loi sur les denrées alimentaires: les produits OGM ne sont autorisés par les autorités qu'à partir du moment où tout risque pour la santé et l'environnement peut être exclu dans l'état actuel des connaissances.
Deuxième pilier après celui de la protection de la santé: la
protection contre la tromperie des consommateurs. En Suisse, les produits OGM doivent être étiquetés. L'ordonnance sur les denrées alimentaires stipule qu'un aliment doit porter sur l'étiquette la mention «génétiquement modifié» lorsqu'il contient plus de 0,9 % d'OGM. C'est parce que des contaminations involontaires par des produits OGM ne pouvaient être totalement évitées lors de la récolte, du transport ou de la transformation de produits traditionnels qu'une telle mention a été introduite dans l'étiquetage. En ce qui concerne les aliments pour animaux, cette valeur seuil est également de 0,9 %; pour les semences, le seuil est fixé à un niveau encore plus bas, à savoir 0,5 %.
La production agricole sans organismes génétiquement modifiés est également protégée par la loi. Il est incontestable que le côtoiement de systèmes de culture avec et sans génie génétique dans un espace aussi restreint que l'est le territoire suisse impose des exigences élevées en matière de mise en oeuvre. Diverses études ont toutefois montré que la
coexistence - selon le type de plante - est parfaitement possible. Pour les pommes de terre, par exemple, un croisement par dispersion du pollen est exclu, puisque les pommes de terre se reproduisent par des tubercules. En tant que plante autofécondante, le blé ne pose pas non plus de problème. Pour le maïs, il convient de laisser un espace de 50 mètres entre un champ avec OGM et un champ sans OGM pour maintenir le taux de croisement audessous de 0,5 %. A côté de cela, il existe des cultures, telles celles du seigle, dont le pollen se disperse très loin sans perdre de son pouvoir fécondant. Ici, une séparation propre s'avère problématique. Il doit aussi y avoir une stricte séparation des flux de produits lors de la récolte et de la transformation.
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dernière changement: 2009-05-11 10:58:51