ADN
Acide désoxyribonucléique. Substance chimique dont sont constitués les →gènes.
Cancer
Prolifération cellulaire maligne (tumeur), due à une division cellulaire incontrôlée.
Anticorps
→Protéines qui font fonction de substances de défense du →système immunitaire.
génie génétique
Science qui traite de l'analyse, de l'isolation et de la recombinaison de matériel génétique ( →ADN).
Génome
Totalité de l'information génétique, c'est-à-dire de tous les →gènes, concernant une →cellule ou une espèce.
Séquençage
Méthode visant à décrypter la succession de →bases d'un →gène ou de l'ensemble du →génome.
SRAS
Syndrome respiratoire aigu sévère. Maladie provoquée par un →virus, qui est apparue pour la première fois en 2002. Ce virus provient vraisemblablement d'un agent pathogène qui n'avait jusqu'alors touché que des animaux.

2 Médecine

2.4 Vaccins et anticorps

Anne trouve que c'est débile de se faire vacciner. Mais Papa a expliqué que la piqûre protège d'une maladie où elle devrait rester au lit et pourrait peut-être attraper une grave inflammation du cerveau. Anne ne comprend pas tout à fait. Mais Papa lui a dit aussi qu'elle recevra un nouveau livre d'images si elle est courageuse quand on la vaccine. Et ça, Anne l'a très bien compris.

Mieux vaut prévenir que guérir ou, en d'autres termes, mieux vaut se faire vacciner que tomber malade. Surtout lorsqu'il s'agit de maladies potentiellement mortelles. Il existe deux types de vaccins. Dans l'immunisation active, l'organisme est stimulé à produire des anticorps dirigés contre l'agent pathogène. Quant à la vaccination passive, il s'agit d'une mesure d'urgence. Dans ce cas, on injecte directement des anticorps, par exemple lorsque l'on est en présence d'un risque de tétanos. Jadis, on devait obtenir les anticorps à partir de dons de sang humain. Désormais, on les produit par génie génétique. On parle alors d'anticorps monoclonaux. Grâce au génie génétique, les fragments de l'agent pathogène requis pour l'immunisation active peuvent aussi être obtenus en laboratoire. Le premier vaccin fabriqué par génie génétique a été autorisé en 1985. Il protège les personnes vaccinées contre l'hépatite B, laquelle - non traitée - aboutit à l'ictère et au cancer du foie. Depuis peu, les anticorps sont également utilisés en appoint pour traiter des maladies chroniques. On dénombre déjà 18 anticorps produits par génie génétique qui sont autorisés comme médicaments - par exemple contre les rhumatismes ou les allergies. Autre exemple: un anticorps qui ralentit la dégénérescence oculaire et préserve ainsi la vue des personnes âgées.

Optimisation des vaccins
La recherche s'efforce constamment d'améliorer les vaccins. Par exemple contre le paludisme, qui provoque chaque année la mort de trois millions de personnes. Ici, c'est le séquençage du génome de l'agent pathogène qui fournit la base de nouvelles cibles thérapeutiques. C'est en particulier aussi grâce au génie génétique que l'on peut réagir aujourd'hui plus efficacement à de nouveaux agents pathogènes, tels que les virus responsables du SRAS ou de la grippe (aviaire). Une nouvelle approche consiste à utiliser des fragments d'ADN de l'agent comme vaccin. Les vaccins à ADN présentent l'avantage de ne devoir être administrés qu'une seule fois, et d'être plus faciles à conserver. Pour les pays du Sud, cet aspect serait d'une grande importance.

Vacciner contre le cancer
Nous connaissons avant tout les vaccinations contre les maladies infantiles et comme mesure de protection lors de voyages à l'étranger. Mais la recherche travaille aussi à développer des vaccins contre le cancer, le diabète ou la maladie d'Alzheimer, pour n'en citer que quelques-unes. Depuis peu, on dispose également d'un vaccin contre le cancer du col de l'utérus, deuxième type de cancer par la fréquence chez la femme. Caractéristique de ce cancer: il est majoritairement déclenché par le virus du papillome humain (VPH). Le vaccin fabriqué par génie génétique protège contre quatre types de virus et prévient environ 70 % des cancers. Le vaccin n'agit toutefois que chez les femmes qui n'ont pas encore été en contact avec le virus, de sorte qu'une vaccination devrait avoir lieu avant les premiers rapports sexuels.
Dirige ta souris vers les titres rouges!
Médecine - Système immunitaire et vaccins
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1. L'organisme est attaqué
Si une personne est victime de l'attaque d'un agent pathogène, celui-ci déclenche dans le tissu concerné une réaction inflammatoire est des troubles, tels que fièvre, diarrhée, douleurs, etc.
2. L'organisme réagit
Les micro-organismes sont combattus par des cellules appelées macrophages. Après avoir digéré l'agent pathogène, le macrophage présente certaines structures de surface de cet agent - les antigènes - à la surface de sa cellule.
3. Le système immunitaire est activé
Une cellule auxiliaire se fixe à un antigène sur le macrophage et active de ce fait une cellule B, ce qui amène cette cellule à se diviser. D'une part, il se forme des cellules B qui libèrent des anticorps. Ces derniers bloquent les agents pathogènes et entament leur élimination. D'autre part, il se forme des cellules mémoire, qui enregistrent la structure de l'anticorps dirigé contre un agent spécifique (par exemple contre le virus de la rubéole). Le patient qui a développé la maladie est désormais protégé contre une nouvelle infection, car son système immunitaire peut rapidement réagir en produisant des anticorps.
Immunisation active:
Dans le cas de l'immunisation active, le vaccin se compose d'agents pathogènes atténués ou de fragments de ceux-ci. Les macrophages digèrent les particules, qui ne déclenchent aucune maladie, mais agissent comme antigènes. L'immunisation - autrement dit la production d'anticorps et de cellules mémoire spécifiques - se déroule sans que la personne ait à souffrir de la maladie (éventuellement mortelle). L'organisme est armé contre une infection ultérieure, car il peut réagir aussitôt.
Immunisation passive:
L'immunisation passive consiste à administrer des anticorps qui ne circulent toutefois que pendant quelques jours à quelques semaines dans l'organisme et qui protègent la personne vaccinée. Il ne se forme aucune cellule mémoire capable de réagir rapidement contre une infection, même des années plus tard. Le système immunitaire n'est pas activé.

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